Tsipi Livni, "deux Etats nationaux" oui, "concessions" non.
Le discours prononcé hier par le Premier ministre, Ehoud Olmert, à l’occasion des cérémonies marquant les treize ans écoulés depuis le meurtre d’Itshak Rabin, n’a visiblement pas laissé indifférente l’arène politique.
La nouvelle présidente du parti Kadima, Tsipi Livni, a elle-même déclaré à la radio : "L’appel du Premier ministre n’engage nullement notre parti". Et d’ajouter : "Nous avons réuni des principes à partir desquels j’agirai, de manière indépendante".
Livni a ajouté que ses relations avec le Premier ministre avaient toujours été émaillées de divergences de points de vue, jusqu’à aujourd’hui, notamment sur les questions de concessions unilatérales prônées par Olmert. Et dans cette perspective, a-t-elle précisé, le parti Kadima a toujours fonctionné en fonction de ses positions internes propres.
"Kadima est allé vers le public avec un programme que j’ai rédigé. Et ce programme a été entériné lors de la dernière réunion du parti à laquelle a assisté Arik Sharon". Toujours selon elle pourtant : "Il est certain qu’il faut se diriger vers un processus ayant pour objectif l’édification de deux Etats nationaux, car cela va dans l’intérêt d’Israël".
A quelques semaines du terme de son mandat, le Premier ministre a profité de cette cérémonie consacrée à Rabin pour exprimer sa "vision de la paix" : "Nous devons renoncer, sans nul autre choix, à certaines parties du territoire auxquelles nous avons rêvé depuis plusieurs générations, pleins de nostalgie et de prières. De même pour certains quartiers arabes de Jérusalem, et des frontières initiales de 1967, en y apportant toutefois quelques aménagements inhérents à la nouvelle réalité".
Dans l’enceinte de la Knesset, Olmert a ajouté : "La vérité nous oblige à abandonner certaines parties de la terre, notamment la Judée Samarie, Jérusalem et le plateau du Golan".
Cette somme de concessions annoncées a d’ailleurs fait se lever une partie des députés de la Knesset, peu enclins à approuver de telles positions.
source: Arouts7, par Raphael Aouate