Hitler n´a pas inventé "la haine du Juif".

Publié le par mais_si

Que reproche-t-on alors aux Juifs ?
Tout et son contraire :

  • s'ils sont riches, ce sont des "profiteurs" "qui aiment l'argent" et dépouillent les Chrétiens

     
  • s'ils sont pauvres, ce sont des "parasites", ils sont "sales, pouilleux..." 
  •  

    • s'ils sont patrons : ce sont des capitalistes qui exploitent le peuple

     

    • s'ils sont révolutionnaires et anticapitalistes : ce sont des organisateurs de révolution qui sèment le trouble


    Documents avec photos:

    http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/antisemitisme.htm

 

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A
Ce n est pas une opposition entre religieux ou non <br /> Aurai t il comme réponse .... mais plutot la reunion qu'il existe pour un antisemite :<br /> Le mémoire «JUIFS» Publié aux Cahiers de la quinzaine par Georges Delahache<br /> Professeur Roland GOETSCHEL lorsqu'éclata l'Affaire ? <br /> Ces Juifs réagirent-t-ils au moins unanimement lorsqu'éclata l'Affaire ? <br /> La réponse est négative. Voici ce qu'il en fut selon Delahache : <br /> <br /> "Et quand éclata l'affaire en 1894, je crois bien que le Boulevard Malesherbes n'éprouva pas toute la tristesse qu'on imagine volontiers ; pas de doute attriste, plutôt des sourires, et des insinuations : «Ce nest pas un des nôtres dont se défie toujours votre patriotisme étroit : pas de mélange chez ce Dreyfus, il est de chez vous tout à fait, c'est un vieux Français, sans alliances et sans origines suspectes, un bourgeois, un Mulhousien»" (16).<br /> <br /> mais Delahache aussitôt d'ajouter : <br /> "Quatre ans plus tard tout avait changé. Il avait bien fallu, l'âme en détresse constater que si, avec une étrange rapidité de déduction, le capitaine Dreyfus d'antipathique était devenu suspect, si, avec une étrange rapidité d'exécution, on avait passé, à son égard, du soupçon à l'accusation, de l'accusation à l'arrestation, de l'arrestation à la condamnation, c'était parce qu'il était juif... Les lieutenants ne pouvaient plus mépriser les marchands, les Juifs élégants ne pouvaient plus se targuer de leurs belles relations, hélas, les vieux français ne pouvaient plus se redresser avec orgueuil dans leur qualite de Français : tous également Juifs, enveloppés dans la même suspicion générale, ceux des professions libérales et ceux du négoce, ceux de la rue Laffitte et ceux de la rue de Lyre, ceux de Francfort et ceux de Strasbourg, ils étaient rejetés les uns vers les autres par la faute de leurs ennemis, pêle-mêle, en foule misérable et désemparée, cohue de parias, comme au temps des exodes dont le souvenir, jusque là pâle et froid, s'animait d'une étrange intensité de vie, à l'infâme lumière de la Grande Iniquité" (17).<br /> <br /> Plusieurs points ressortent donc notre lecture : <br /> Delahache use d'une argumentation rationnelle pour convaincre ses adversaires, mais il est assez lucide pour s'apercevoir que la rationalité n'entame en rien les convictions des antisémites. <br /> A l'intérieur de cette argumentation, on note l'absence de toute référence au religieux qui devient une sorte de point aveugle de son discours. Après un siècle de franco-judaïsme, la religion juive en France s'est nichée dans la sphère du privé, ce qui arrange bien un Delahache assez représentatif de beaucoup d'israélites Français devenus indifférents à la religion de leurs pères et d'autant plus choqués qu'on leur reproche leur judaïté. <br /> On reconnaît aussi ses convictions socialistes dans le discours qu'il tient, mais c'est précisement au nom de convictions profondes qu'il entend que l'on juge de la même façon le bourgeois juif et le bourgeois chrétien. <br /> Il utilise dans ses analyses les mêmes schémas de pensée que ses adversaires, qu'il s'agisse comme on l'a vu de sa lecture de l'histoire de France ou encore du darwinisme social ainsi que de la psychologie des foules. <br /> Dans ce combat séculaire, les Juifs sont désormais l'essence même de la France, et pour détourner une formule maurassienne, "du pays réel" dont ses adversaires ne représentent que la déplorable contrefaçon. <br /> Avec le mémoire de Delahache nous avons donc le témoignage d'un juif d'Alsace doublement blessé dans son patriotisme en tant que Juif et en tant qu'Alsacien, mais qui ne cesse d'esparer que le droit l'emportera sur les dénis de justice. Comme son ami Paguy, Delahache a le sentiment que dans l'affaire Dreyfus, c'est l'âme de la France qui est en danger de péché mortel. C'est elle qu'il faut sauver dans cette lutte qui renaît sans cesse entre le prejugé et le principe, entre l'arbitraire et la justice.
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A
Merci à toi mais_si d'avoir ouvert cette page de reflexion de culture et filiation .<br /> Tu as tout à fait raison le mépris n'a pas lieu d'etre .
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A
le religieux vers le non religieux ou plutot je dirai croyant autrement prend il aussi le temps d'écouter les croyances de celui qui se definit autrement dans son appartenance ?<br /> Y a t il de la place pour entendre les raisons de se ressentir juif...infidele à la religion ?<br /> Pour mépris <br /> je n'en avais pas conscience au moment ou j'ai écris cela .<br /> C'etait pour moi une façon de reflechir .Mais le fait que tu ai ressenti du mépris démontre qu'il y en avait meme si ce n etait pas mon intention de départ.<br /> Je vais reflechir a partir de cela et je reviendrais lorsque j' aurai pris conscience de ce qu'il y a derriere ce mépris .
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A
"en réponse à la haine, les Juifs ont développé une qualité très particulière, à savoir : l’adaptation. Pour répondre à leurs ennemis, ils ont développé des moyens de défenses dans le fait d’être le premier en tout."<br /> L adaptation et non l assimilation ... La question sera donc la est ce que le seul fil est le religieux dans ce qu'on repproche aux juifs ? Je m'explique mal ...je reprend s'il est vrai que nos racines sont aussi religieuses est ce que dans l inconscient de ce qu'on repproche aujourd hui aux juifs c'est le coté religieux ? <br /> Exemple Einsten toujours affirmant le fait d etre juif avec en croyance le dieu de spinoza lui meme excommunier ... face a un antisemite ..<br /> Aurai t il comme reponse un genre de "circulez monsieur nous ce qu on veut c'est des juifs.... croyants ..<br /> L essence de cette haine la est elle le Dieu du judaisme? ou bien est ce la solidarité , l humanité ....de ce que les Hommes juifs en on fait ? par exemple en piste de refexion ...<br /> Combien d habitant pratiquant lareligion en Israel ? <br /> Ce chiffre represante il une menace en nombre ?<br /> Ce chiffre justifie t il cette stigmatisation?<br /> Se pourrai t il qu il y ai dans le fait d etre juif avec ou sans dieu une universalité qui parle de notre condition d homme ?<br /> Il est sur que pour les nazis le fait de se declarer juif est suffisant .<br /> Dans leur haine se pourrai t il que les antisemites ai vu plus loin que les juifs croyants ?<br /> Ne plus croire en Dieu , tel q'il est proposé , tel qu'il est expliqué , tel qu'il est en somme dijeré et partager par les rabbins et neanmoins se ressentir juif , s affirmer en tant que tel est suffisant pour les antisemites pour exterioriser leur haine jusqu au crime contre l humanité , et insuffisant pour les juifs croyants en dieu ?
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M
<br /> anonyme quand tu dis: "Aurai t il comme reponse un genre de "circulez monsieur nous ce qu on veut c'est des juifs.... croyants .."<br /> <br /> Je pense que c´est assez exagérer, en ce sens qu´il y a tant de rav qui vont vers les non religieux, que ce soit sur le net ou ailleurs, pour leur expliquer les bonnes raisons d´être juif<br /> pratiquant, d´où le repentir, d´où, si on est pas croyant, c´est "circulez monsieur...", laisse entendre un certain amalgame, pour ne pas dire mépris, qui n´a pas lieu d´être. <br /> <br /> <br />
A
Les Juifs comme mémoire de l’Humanité<br /> <br /> par Jacques Halbronn (extrait)<br /> Les Juifs constituent un objet incontournable pour les sciences sociales. D’une part, en raison de la phobie qu’ils inspirent, dans la mesure oû toute phobie collective doit ètre au coeur du champ des sciences sociales d’autre part, en ce qu’ils seraient porteurs d’une certaine mémoire de l’Humanité, à laquelle les Sciences Sociales seraient amenées à faire appel.<br /> <br /> Juifs seraient ainsi les témoins d’un passé fort distant et auraient donc moins de difficulté à renouer avec celui-ci. Or, si l’on admet que les Sciences Sociales se doivent de s’ancrer sur des structures anciennement établies, l’on comprend que les Juifs aient joué et jouent un rôle important dans ce domaine, qu’ils s’y distinguent ; de Karl Marx à Claude Lévi-Strauss, en passant par Durkheim et Freud, Ricardo et Mauss, la liste est longue et elle concerne essentiellement des juifs d’origine germanique, Alsace comprise.1<br /> <br /> On peut en vérité considérer que sans l’essor des sciences sociales, l’image des Juifs en Occident ne serait pas la même que celle qui prévaut en ce début de XXIe siècle, avec une rétrospective de plus de deux siècles. L’Occident a besoin de la mémoire juive comme il a besoin du pétrole arabe, ressource implantée de très longue date<br /> La mémoire juive est la condition d’un enracinement, d’un ressourcement de l’Humanité dans un temps déterminant, dans tous les sens du terme. Chaque juif est, en principe, porteur de cette mémoire et donc vouloir supprimer les Juifs revient à vouloir éradiquer l’Humanité de sa mémoire. Précisons, cependant, que c’est l’existence de cette mémoire qui caractérise le Juif, ce qui signifie qu’une personne non réputée juive, par son ascendance, peut néanmoins l’être et vice versa<br /> Est-ce que ce sont les Juifs qui ont suscité le développement des sciences sociales ou bien sont-ce les sciences sociales qui ont conduit à placer les Juifs en position favorable pour répondre à la demande, peu importe ici. Le résultat est là....<br /> <br /> la singularité du peuple juif : akadem le campus numérique juif <br /> <br /> <br /> <br /> Sartre explique que : " L'antisémite "est un homme qui à peur. Non des juifs, certes : De lui même, de sa conscience, de sa liberté, de ces instincts, de ses responsabilités, de la solitude, du changement, de la société et du monde, de tout sauf des juifs. C'est un lâche qui ne veut pas s'avouer sa lâcheté...L'antisémitisme en un mot c'est la peur devant la condition humaine.<br /> <br /> <br /> Pourquoi hait-on les juifs<br /> <br /> Malgré les persécutions et les souffrances, la puissance spirituelle de la Tradition juive fortifia les Juifs, demeurant plus que jamais, forts dans leurs convictions et leur détermination d’assurer leur pérennité quel que soit le prix à payer. Cet entêtement, malgré des conditions de vie très difficiles, contribua encore un peu plus à exacerber la haine à leur égard. Cependant, la ferme volonté manifestée par les Juifs et le refus de se diluer dans la masse et disparaître, effraya leurs ennemis, ce qui les incita à intensifier leurs attaques. En réponse à la haine, les Juifs ont développé une qualité très particulière, à savoir : l’adaptation. Pour répondre à leurs ennemis, ils ont développé des moyens de défenses dans le fait d’être le premier en tout. C’est le Juif qui a contribué au développement du commerce international, c’est lui qui inventa la lettre de change qui allait être par la suite à l’origine de la banque, c’est lui qui se distingua dans les sciences, la musique, la finance, et dans bien d’autres disciplines. En cent ans le peuple juif a donné au monde quatre vingt deux prix Nobel, le monde musulman a donné deux Cette réponse juive aussi brillante fût -elle a encore fixé ses ennemis dans leur haine structurelle.<br /> <br /> Dans un livre (1), dont nous conseillons vivement la lecture, Béla Grumberger écrit : « Ce qui unit dans une sorte de religion les antisémites « offensés du narcissisme » est une certaine interprétation de leur blessure primordiale que leur offrent deux mille ans de culture chrétienne, même si parmi eux nombreux sont ceux qui ne se réclament pas directement du christianisme. Hitler, grand blessé narcissique, en est un exemple parmi d’autres ; il déplaça la responsabilité de sa frustration sur les Juifs culturellement tout désignés comme boucs émissaires. Ce rôle leur fut assigné du temps du nazaréen et en constitue l’héritage ; la blessure narcissique obligatoire est en effet permanente. Le judaïsme ne persiste-t-il pas dans son refus de confondre un homme avec une divinité ? Ne continue-t-il pas de contester la magie toute puissante du saint esprit ? … Voilà le Juif ainsi définitivement « marqué », responsable de toutes les blessures narcissiques à venir, déplacées sur celle que reçut le Nazaréen et les premiers chrétiens".... Extrait de pourquoi hait-on les juifs .
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M
<br /> Comme d´habitude anonyme, tes commentaires sont tres enrichissants, merci encore.<br /> <br /> <br />