Pour une putin d´hostie.

Publié le par mais_si

Il faut bien comprendre que le racisme contre les Juifs (l'antisémitisme), est ancien. Ce n'est pas Hitler qui l'a inventé, ni les Allemands !

La haine des Juifs a des origines religieuses

     Au début, c'était une affaire religieuse. Les Chrétiens n'admettaient pas que les Juifs refusent de croire que Jésus était le « fils de Dieu », le Messie. Quand la religion chrétienne est devenue majoritaire en Europe, les Juifs furent régulièrement persécutés. Il y eut des périodes de calme où on les tolérait, et des périodes de persécution comme lors des Croisades, au Moyen-Age. En 1096, les Juifs de Spire, Worms, Mayence et Cologne (en Allemagne) furent massacrés lors du départ de la Croisade. Autre exemple : le roi Philippe-le-Bel expulsa les Juifs de France en juillet 1306, en n'oubliant pas de confisquer leurs biens...
     Autre exemple :  En 1492,  à Mecklenburg (Allemagne), 24 juifs, dont 2 femmes, accusés de profanation d'hostie par un prêtre, sont brûlés sur le bûcher, en un lieu appelé par la suite Judenberg (colline aux Juifs ").
     Les Juifs étaient alors accusés de crimes contre les Chrétiens : par exemple, on racontait que les Juifs, le jour de Pâques devaient enlever et sacrifier un bébé chrétien. On disait aussi que les Juifs empoisonnaient les puits et, en cas d'épidémie, on disait que c'était de la faute des Juifs. On parle d'un rôle de "boucs émissaires" ou de "tête de turc" : quand quelque chose n'allait pas, on accusait les Juifs qui étaient "différents" des autres habitants.

source: Pourqoi Hitler en voulait-il aux Juifs?

http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/antisemitisme.htm

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Histoire d´hostie:


Découverte d'une synagogue souterraine à Vienne



Du XIIe au XIVe siècle, les Juifs d'Europe ont vécu un calvaire. Dans les grandes villes du continent, ils sont convertis de force, expulsés ou même tués et leurs synagogues détruites. Les exemples sont nombreux : Paris en 1182, Londres en 1290, Strasbourg en 1348 ou encore Vienne en 1421.

Dans la capitale autrichienne, les Juifs qui refusaient de se convertir au christianisme étaient défaits de leurs biens avant d'être expédiés par bateaux sur le Danube, en direction de la Hongrie où il semble qu'ils aient pu survivre. Mais Vienne ne reverra plus ses Juifs pendant deux siècles.

Comment expliquer le rejet de la communauté viennoise en 1421 ? Certains l'imputent à l'endettement de l'aristocratie envers de riches prêteurs à gages juifs.

D'autres évoquent l'hypothèse inverse : appauvris, les Juifs de Vienne ont été accusés de mener la ville à la ruine. A cette époque, les membres de la communauté sont sous la juridiction et la protection du duc Albrecht V. Une horrible rumeur circule alors : elle prétend que les Juifs profanent l'hostie, le symbole du corps du christ.

Le 23 mai 1420, sur ordre de l'Eglise, le duc Albrecht ordonne leur conversion forcée. Ceux qui refusent de se soumettre et n'ont pu s'enfuir par la voie des eaux sont mis au bûcher. Et le 12 mars 1421, la synagogue de Vienne est détruite.

Découverte d'une pépite de l'histoire juive

Des siècles plus tard, à la suite des horreurs de la Shoah, la municipalité de Vienne décide de consacrer un mémorial aux victimes des camps nazis et en 1995, un projet est choisi pour être érigé sur la Judenplatz, ancien fief de la communauté juive de Vienne du Moyen Age.

La sculptrice britannique Rachel Whitehouse conçoit une triste structure en pierre, censée symboliser l'enfermement et le massacre des Juifs de Vienne par les nazis.

Mais le monument ne verra jamais le jour. Avant le début des travaux, la municipalité décide d'envoyer une équipe d'archéologues pour creuser sous la Judenplatz et vérifier s'il reste des vestiges du passé. Le résultat est surprenant.

A moins de trois mètres du sol, les historiens découvrent alors les fondations de la synagogue médiévale détruite en 1421. D'après les archéologues, le bâtiment aurait été construit sur une période de 200 ans, en trois phases distinctes. A proximité, une autre découverte de taille révèle le camp de Vindobona occupé par les soldats romains pendant le IIe siècle de notre ère.

Après trois ans de travail méticuleux, les chercheurs rendent un rapport complet sur l'histoire de la synagogue viennoise. Ses ruines sont conservées dans l'une des annexes souterraines du monument qui devient le Musée juif de la Vienne médiévale.

L'histoire complète des terribles événements de 1420-1421 est conservée dans un précieux document : La Guezera de Vienne. Ecrite en hébreu, elle était destinée à avertir les autres villes sur les malheurs affligés aux membres de la communauté.

La Guezera décrit la manière dont les Juifs ont refusé de se convertir et reflète leur attachement profond à la synagogue. Une donnée confirmée par les trouvailles archéologiques récentes.

Au fil des fouilles, l'histoire du lieu de culte est ainsi mise en lumière. Au départ, la synagogue était constituée d'une simple pièce rectangulaire.

Selon les indications figurant sur une pièce de monnaie autrichienne de cette époque, cette première construction date de 1236.

Le mur abritant l'arche sainte était orienté vers le sud-est, en direction de Jérusalem. Au nord, une petite entrée donnait sur un vestibule, quant à la partie réservée aux femmes, elle se trouvait au sud, avec des ouvertures en meurtrières donnant sur la pièce principale.

Quelques années plus tard, lorsque la communauté s'agrandit et devient plus prospère, la synagogue est en grande partie reconstruite. Elle double alors de taille.

Deux colonnes transforment la simple pièce en une nef avec au centre : la bima (estrade), comparable à celle de la synagogue Altneuschul de Prague, qui date de 1270. La bima de Prague est rectangulaire, celle de Vienne hexagonale. Unique en son genre, elle est formée de minces colonnes gothiques sur lesquelles étaient accrochées des lampes à pétrole.

Durant les fouilles, des objets d'une valeur inestimable sortent de terre. Parmi ces vestiges du passé, on compte un peigne en bois, un grand calice, un jouet en forme de cheval avec son cavalier ainsi qu'un stylo métallique utilisé pour écrire avec de la cire. L'objet semble avoir appartenu à un jeune garçon.

Ces découvertes indiquent la présence d'une école hébraïque. Les archéologues mettent également la main sur une clé médiévale, peut-être celle utilisée par le shamash (le bedeau) pour fermer la porte de la synagogue.

Par ailleurs, les historiens trouvent neuf jetons de la taille de grandes pièces de monnaie. Un aigle, une rosette ou encore deux rois tenant une couronne figurent en relief. Ces pièces, uniques en Autriche, seraient liées à la pratique de prêts avec intérêt, estiment les historiens. Il est possible qu'elles aient servi aux marchands juifs.

Aujourd'hui, les découvertes archéologiques sont exposées dans le musée souterrain de la ville. Les visiteurs peuvent y découvrir la vie juive médiévale de la capitale autrichienne.

La Vienne moderne contre la Vienne médiévale

Après la destruction de la synagogue en 1421, il faut attendre deux siècles pour que la communauté juive revienne en Autriche. En 1624, l'empereur Ferdinand II réinstalle plusieurs familles à Leopoldstadt, une ville située entre les deux bras du Danube.

En 1670, près de 500 familles vivent dans une centaine de bâtisses. Il faut encore patienter jusqu'en 1825 pour qu'une nouvelle synagogue soit construite à Vienne. Conçue par un architecte non juif, la Stadttempel se cache derrière une façade résidentielle, comme l'exige alors l'Eglise catholique.

Une disposition qui la sauve durant la Nuit de Cristal de novembre 1938 quand les 59 autres lieux de culte juifs de Vienne sont saccagés. Pillée par les nazis durant la Shoah, la synagogue a pu retrouver son aspect d'origine après une longue période de restauration.

Par S. G. Rosenberg 
09.14.08

Pour voir photo source:
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1220802286498&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

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Commenter cet article
J
Une Guezera" est une interdiction d'ordre rabbinique . L'Histoire est un eternel recommencement .Il y avait une sorte de "vision " dans cette guezera ,écrite il y a prés de 5 siècles . On aurait du prendre en compte la sagesse des rabanim .
Répondre
M
<br /> <br /> L´explication d´une "Guezera" du fait qu´elle a touché aussi, les sages eux mêmes, n´est pas tres convaincante.<br /> <br /> <br /> <br />