"nous récupèrerons aussi un jour l'esplanade du Temple"
(Zacharie 12,6) par le Dr Israël FELDMAN
Notre époque est complètement distincte du temps de l'exil, de celui de la destruction du second Temple (70 de l'ère chrétienne).
La Providence nous a permis, après plus de 1900 ans, de vivre, à nouveau, dans le pays d'Israël, en tant que peuple libre. Tout le monde devrait savoir que le lendemain de la proclamation de l'indépendance de l'Etat d'Israël (le 14 mai 1948), qui s'avéra être un shabbat, on lut en tant que "haphtarah" (portion de prophétie biblique fixée selon le cycle rituel juif), dans de nombreuses synagogues de la planète, les versets suivants:
"Je ramènerai les captifs de mon peuple Israël: ils restaureront leurs villes détruites et s'y établiront, planteront des vignes et en boiront le vin, cultiveront des jardins et en mangeront les fruits. Je les replanterai dans leur sol, et ils ne seront plus déracinés de ce sol, que je leur ai donné, dit l'Eternel ton Dieu" (Amos 9, 14 et 15).
Le "Jour de Jérusalem" est désormais une fête nationale israélienne, qui commémore, chaque année, la reconquête de la ville par nos troupes le 7 juin 1967.
Depuis la reprise de Jérusalem par Israël, pourtant, on assiste à un amalgame, en apparence surprenant, d'antisémitisme moderne (l'antisionisme) de droite comme de gauche, "matérialiste dialectique", aussi bien que chrétien et musulman, athée comme religieux!
Au cours des siècles, le Vatican (et à sa suite toutes les églises) s'est déclaré, on le sait, "le nouvel Israël", en remplacement du peuple juif. Dès lors, ce dernier n'avait plus qu'une place de témoin de sa déchéance sur la planète, d'où persécutions permanentes de la part des chrétiens. Ayant opéré cette substitution d'élection dans l'esprit de ses fidèles, l'église de Rome (et ensuite tous les autres systèmes religieux et politiques, y compris l'Islam, qui ont subi son influence), vit dans la crainte de disparaître, maintenant qu'Israël a recouvré sa souveraineté nationale et que Jérusalem est de nouveau juive et unifiée sous la bannière israélienne. C'est pourquoi le Vatican ne reconnaît pas Jérusalem, véritablement, comme la capitale de l'Etat d'Israël. Il craint que cet acte signe son éclipse totale!
Jehudah Halévy composait vers les 11ème/12ème siècles ses "Chants de Sion", dont voici un extrait:
"Comment accomplirai-je tous mes voeux tant que Sion est dans les liens d'Edom, et moi-même dans les chaînes des Arabes?"
"Edom" était devenu le symbole de l'église de Rome pour les Juifs du Moyen-Âge espagnol.
L'église catholique romaine, "Edom", donc, est la véritable responsable de l'opposition quasi-mondiale à la souveraineté d'Israël sur Jérusalem. C'est pourquoi, elle parle de "corpus separatum" pour la partie ancienne de la ville, où se trouvent les lieux saints.
Elle a, sans doute, peur de l'accomplissement du verset des Psaumes:
"Souviens-toi, Seigneur, pour la perte des fils d'Edom, du jour de Jérusalem, où ils disaient: "Démolissez-la, démolissez-la jusqu'à ses fondements!" " (Psaumes 137,7).
Cette peur l'a poussée à donner à la résistance palestinienne une véritable dimension messianique ("elle (la résistance palestinienne) a une puissance messianique incalculable!" G. Montaron et A.Vineux, dans "Témoignage Chrétien" du 25/12/89, un jour de Noël...).
L'Autorité Palestinienne, forte de cet appui inespéré (le Christianisme se mettant au secours de l'Islam!), a décidé de tenter de rediviser Jérusalem et de faire de la partie orientale de la ville la capitale de son futur Etat. En violation flagrante des accords passés avec Israël, elle continue de diffuser sa haine des Juifs dans ses media et ses livres de classe. Elle cherche surtout, elle aussi, à usurper l'identité d'Israël.
D'où vient cette haine?
Elle est d'origine religieuse.
Mahomet a attribué aux Musulmans ce que Moïse avait déclaré à Israël ("Car tu es un peuple consacré à l'Eternel ton Dieu et c'est toi qu'Il a choisi pour être un peuple spécial entre les peuples répandus sur la terre. Deutéronome 14,2), et a écrit:
"Vous êtes le meilleur des peuples sorti des hommes. Vous ordonnez ce qui est convenable, vous défendez ce qui est odieux, et vous croyez en Allah. Si le Peuple du Livre avait vu, cela aurait été meilleur pour eux. Il y a des croyants parmi eux, mais la plupart sont des impies." (Sourate 3, 106).
Nous voyons, de nouveau, le problème de l'usurpation d'élection opérée contre Israël. Mahomet n'a eu qu'à copier ce qu'avaient fait les Chrétiens avant lui. Cette jalousie d'élection a entraîné des accusations très haineuses contre les Juifs, dans le Coran:
- falsification des Saintes Ecritures: Sourate 2, 70
- hypocrisie: Sourate 5, 66
- rejet des prophètes: Sourate 2, 81
- Malédiction par Dieu: Sourate 2, 82
- rejet du Coran par jalousie: Sourate 2, 84 et 86
- les juifs sont devenus des singes ignobles: Sourate 2, 61
- etc.
Pourtant les Palestiniens (parangon des Arabes) sont appelés a faire le point et à accepter la souveraineté israélienne sur sa terre et sur Jérusalem, car Mahomet n'a-t-il pas écrit également: "Nous dîmes ensuite aux enfants d'Israël: habitez la terre (de Palestine). Lorsque la promesse de la vie future sera venue, nous vous rassemblerons tous!"? (Sourate 17, 106).
Le retour d'Israël sur sa terre est donc non seulement l'accomplissement des prophéties bibliques mais aussi coraniques!
Quant aux Chrétiens, des textes du Nouveau Testament sont aussi clairs concernant Jérusalem:
"Jérusalem sera foulée aux pieds par des nations, jusqu'à ce que le temps des nations soient accomplis", a dit Jésus (Luc 21, 24).
En fait, ce qui est proposé aux Chrétiens comme aux Musulmans, c'est de participer à l'élection avec les Juifs, et non à leur place.
Citons le Rav Saul de Tarse, alias "Saint-Paul":
"Toi, sauvageon d'olivier (les non juifs), tu as été greffé parmi elles (les branches juives), pour bénéficier avec elles de la sève de l'olivier" (Romains 11, 17).
Oui, Jérusalem, capitale éternelle d'Israël, est ouverte à tous ceux qui veulent y prier!
Beaucoup de Juifs sincères, résidant en Israël ou non, sont gênés, peinés, malheureux à cause de la tournure qu'ont prise les évènements dans les guerres qui nous ont opposé aux Arabes. Ce qui est le plus douloureux pour eux, c'est de vivre avec l'impression que les Juifs ont dû chasser de leurs terres des Arabes, les Palestiniens, pour pouvoir enfin retourner dans leur patrie ancestrale. La joie "d'être un peuple libre sur notre terre", est donc mélangée, entachée d'une culpabilité d'autant plus profonde que l'Etat juif s'est constitué, entres autres, pour lutter contre toute forme "d'Auschwitz".
Comment abouter l'idéal sioniste et la réalité des guerres israélo-palestiniennes? Comment maintenir la souveraineté d'Israël sur Jérusalem, sans se sentir coupable de se trouver en position d'oppresseur du faible (l'Autorité Palestinienne)?
En fait, cette culpabilité vient de l'empreinte des philosophies chrétiennes et/ou matérialistes. C'est l'influence de la pensée moderne de l'Europe. Cette pensée s'est construite à l'encontre des abus du Vatican, des systèmes d'exploitation chrétiens. Soit. Mais, quoiqu'en réaction, elle demeure rattachée à ses origines chrétiennes, notamment dans le domaine de l'antisémitisme. Cette pensée est donc, elle aussi, antisémite.
Elle critique l'idéal sioniste, alors que les pays où elle s'épanouit sont en pleine décadence morale et spirituelle. Elle parcourt mers et continents pour gagner des prosélytes, mais pour les rendre deux fois pires qu'elle. Elle exige d'Israël la perfection, alors qu'elle en est, bien sûr, incapable pour elle-même. Elle fait semblant de vouloir aider les pauvres (cf. la France et son idéal des Droits de l'Homme), d'être du côté des opprimés (dont les "pauvres Palestiniens"), alors qu'elle s'ingénie à piller totalement le Tiers-Monde. Elle critique Israël pour sa politique dans ses Territoires, alors qu'elle a inspiré le colonialisme, l'impérialisme militaire, qu'elle inspire toujours le néo-colonialisme, et maintient des peuples dans l'asservissement (cf. la France et ses "DOM-TOM")! Elle dit qu'Israël tue ses "prophètes" (Ytshak Rabin), mais elle ne laisse pas les siens dire un mot. En bonne capitaliste, elle adore l'or et l'argent, mais ose dire que c'est Israël et sa diaspora, qui sont soumis à "Mammon". Elle voit la paille dans l'oeil juif, mais elle ignore la poutre dans le sien!
Elle projette en fait, de manière tout à fait paranoïaque, ses manquements sur Israël!
Frères juifs, vous qui avez intégré cette pensée, vous souffrez de cette exigence de perfection imposée à Israël, et ceci vous pousse à la haine de vous-mêmes!
Libérez-vous et revenez à la pensée qui a inspiré Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, David, et tous nos prophètes anciens et modernes! Vous verrez alors que cet Etat accomplit bien l'idéal tant attendu et que Jérusalem réunifiée doit rester notre capitale!
Comme Abraham, notre ancêtre, nous devons aimer Ismaël (les Arabes), car il est notre "sang". Comme lui, néanmoins, nous devons faire preuve de fermeté, quand son attitude devient "perverse", c'est à dire lorsqu'il a des prétentions exagérées sur la capitale éternelle d'Israël, i.e. Jérusalem. Dégagez-vous de l'influence de la pensée antisémite des nations modernes. Ce sera suspensif: vous vous éloignerez ainsi de la décadence qui s'abat maintenant sur elles. Entre notre espoir vieux de 2000 ans et sa réalisation, vous verrez alors qu'il n'y a aucun hiatus!
Enfin, il y a des personnes qui ne croient pas que nous vivons à l'époque de la reconstruction du Temple. A première vue, ils semblent avoir raison, car deux mosquées se trouvent à son emplacement. Toutefois, avant le 7 juin 1967, il était interdit aux Juifs de s'approcher du "Mur des Lamentations". Maintenant, ce lieu saint nous appartient de nouveau dans Jérusalem réunifiée. Il nous est donc permis de rêver: nous récupèrerons aussi un jour l'esplanade du Temple, mais nous espérons que les relations d'Israël avec le monde islamique deviendront assez bonnes pour trouver avec lui une solution à l'amiable, cette fois-ci.
Grâce à la reconstruction du Temple, la paix pourra enfin s'instituer entre le pouvoir politique et la prêtrise en Israël, alors que de nos jours, il existe encore une opposition véhémente entre les deux, à cause de la direction laïque que prirent les premiers sionistes, et à cause du comportement réactionnaire qu'adoptèrent de nombreux rabbins lors des débuts du Sionisme. Le Temple sera un élément d'unification de la vie nationale de l'Etat d'Israël
Raison de plus pour ne plus jamais laisser Jérusalem être divisée!
Dr Israël FELDMAN
terredisrael.com
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Le Premier ministre Ehoud Olmert a offert aux Palestiniens 64 % de la Judée-Samarie dans le cadre d’un futur accord de paix qui mettrait fin au conflit israélo-palestinien, a rapporté le journal londonien Asharq Al-Awsat mercredi 16 avril. Selon ce rapport, Olmert aurait dit au président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas que les Palestiniens pouvaient « oublier le secteur Ouest de la Barrière de sécurité ».
Il aurait ainsi fait à Abbas plusieurs offres concernant Jérusalem. L’une d’entre elles consisterait en un maintien de contrôle israélien sur Jérusalem-Est et sur les lieux saints, mais en autorisant les Palestiniens à entrer sur ces sites.
Mardi 15 avril, le Shas avait menacé de quitter le gouvernement Olmert si une dissension subsistait entre le parti et le Premier ministre au sujet de la ville sainte de Jérusalem. En effet, le numéro deux du Shas et ministre chargé des Affaires religieuses, Yitzhak Cohen, avait averti que « créer une atmosphère » qui pourrait aboutir à une division de Jérsualem serait la limite à ne pas dépasser pour le parti.
16 avril 2008 - Le Flash info du Jerusalem Post édition française