À bas Abbas et son double langage de paix.
À se demander si le but d´Abbas n´est pas juste de se faire passer pour pacifique (comme Arafat) pour des fins d´aides financières internationales, les déclarations intentionnelles de paix ne sont que poussières aux yeux.
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Ni Mahmoud Abbas ni les Occidentaux ne désirent vraiment la paix
Israël : à la rencontre de la plus grande incompétence du monde en matière de nettoyage ethnique
Il est difficile de décider en quoi la dernière accusation de "nettoyage ethnique" portée par Mahmoud Abbas est la plus préoccupante : pour ce qu'elle révèle de cette personnalité ou pour l’empressement du monde à tolérer, les plus viles et les plus absurdes diffamations d’Israël.
Prenant la parole devant l'Organisation de la Conférence Islamique à Dakar, jeudi dernier, le président de l'Autorité palestinienne a déclaré: «Notre peuple fait face à une campagne de nettoyage ethnique dans la ville + à la suite d’une série de décisions israéliennes comme l’alourdissement de la fiscalité, l'interdiction de construire et la fermeture d’institutions palestiniennes, qui viennent s’ajouter à la coupure de la ville de la Cisjordanie par un mur de séparation raciste ».
Si les Arabes de Jérusalem sont souffrent d’un nettoyage ethnique, alors les Israéliens sont certainement les nettoyeurs ethniques les plus incompétents de l'histoire de l’humanité. Après tout, le nettoyage ethnique vise généralement à l'élimination d’une population indésirable à laquelle on substitue des nationaux.
Mais selon les données du Bureau Central des Statistiques et de l'Institut des Études Israéliennes de Jérusalem, la population arabe de cette ville est montée en flèche de 266 % entre 1967, date de l’annexion de Jérusalem-Est par Israël, et 2006 (dernière année pour laquelle nous avons des chiffres). Cela représente presque le double de la croissance de la population juive au cours de ces années (143 %) ; par conséquent, la proportion des Juifs par rapport aux Arabes y est passée de 74% contre 26% en 1967 à 66% contre 34% en 2006.
Même durant l'Intifada, qui a provoqué la construction du mur et à la fermeture des institutions que Abbas dénonce, le chiffre de la population arabe a continué de gonfler: Il est passé de 208.700 à la fin 2000 à 252.400 à la fin de 2006, soit une augmentation de 21 % en six ans, ou 3,5 % par an. La population juive de Jérusalem n'a augmenté que de 4,7% au cours de ces années, soit moins de 1% par an. Dans l’absolu, l'augmentation de la population arabe (43.700 personnes) a été le double de l'augmentation de la population juive (21.100).
La croissance arabe n'était pas due uniquement à l'accroissement naturel : Ziad al-Hamouri, qui dirige le Centre de Jérusalem pour les Droits Économiques, estime que quelque 30.000 Arabes se sont installés à Jérusalem depuis le début de la construction du mur ; d'autres avancent un chiffre encore plus élevé.
Si Abbas n’est vraiment pas au courant de ces informations très largement diffusées, cela jette un doute sur ses chances de réussite comme partenaire d’une négociation. Dans la mesure où tout accord doit s’enraciner dans la réalité, il est difficile de négocier avec quelqu'un déterminé à ignorer les "problèmes de fond" tels que Jérusalem. Mais plus grave encore, comment pouvez-vous avoir confiance en la bonne foi de quelqu'un qui n'a aucun scrupule à vous accuser de l'un des crimes les plus odieux figurant dans le dictionnaire moderne, sans même se soucier de vérifier ses dires ? Il est presque certain toutefois, que Abbas n’ignore rien de ces réalités. Après tout, les Palestiniens comme certains Israéliens citent souvent la majorité Arabe de Jérusalem-Est à l’appui de la revendication palestinienne d’une partition de la ville.
Mais dans ce cas, la question devient encore plus troublante. Comment pouvez-vous faire confiance à la modération, la bonne foi et aux intentions pacifiques de quelqu'un qui n'a aucun scrupule à vous accuser publiquement d'un crime aussi odieux, tout en sachant que c'est faux ? Pour le dire de façon directe, il ne s’agissait de rien moins qu’une incitation délibérée à la haine d’Israël, dans une tribune d’où il était certain d’avoir une couverture médiatique maximale dans le monde arabe.
Ce n’était pas non plus une absurdité ponctuelle. Le mois dernier par exemple, Abbas a déclaré au quotidien jordanien Al-Dustour : « Pour l’instant, je m'oppose à la lutte armée, car nous sommes incapables de la mener à bien ; mais dans le futur les choses peuvent changer. » Cependant, si sa seule raison de s’opposer à la lutte armée, c'est le fait de croire qu'il ne peut pas la gagner, ce n'est guère rassurant, car cette restriction s’évanouirait à la suite d’un accord de paix : avec le départ des Forces de Défense israéliennes de la Cisjordanie et de la frontière jordanienne, les Palestiniens pourraient faire entrer facilement des quantités d'armes très élaborées et planifier des attaques sans rencontrer les obstacles actuels.
Puis en décembre, l'Autorité Palestinienne a rejeté une proposition française, soutenue par de hauts responsables des Nations Unies, d’une résolution rendant obligatoires des activités éducatives pour appuyer le processus de paix. La proposition aurait modifié une résolution existante qui exige que les supposés crimes israéliens contre les Palestiniens soient enseignés, ce qui alimente des sentiments de haine plutôt que d’entente. Et Abbas, de toute évidence, préfère nourrir la haine.
Il est difficile d'imaginer quelque chose qui soit plus inoffensif et plus indispensable à la réussite du processus, que l'éducation à la paix. Si Abbas ne peut même pas consentir à cela, on doit s'interroger sur ses engagements en faveur de la paix.
Il existe de nombreux exemples similaires, comme son accusation de juin 2006 selon laquelle Israël cherche à «éliminer le peuple palestinien.» Peu importe que, selon les propres chiffres de l’Autorité Palestinienne, la population palestinienne des territoires ait quadruplé au cours de la domination israélienne, avec notamment une augmentation de 34% pour la dernière décennie seulement.
Mais ce qui est peut-être encore plus inquiétant que les déclarations de Abbas, c’est l'absence de réaction internationale. Pas un seul dirigeant dans le monde pour condamner l’accusation de nettoyage ethnique de la semaine dernière. Personne non plus pour condamner ses déclarations à Al-Dustour, son refus de la résolution pour une éducation à la paix, et tous les autres actes ou paroles émanant de lui qui n’ont rien de modérés.
Compte tenu de la fixation que fait le monde sur la solution du conflit israélo-palestinien, on ne comprend pas sa réticence à reconnaître que le rôle partenaire pour la paix n’aurait pas dû être attribué à Abbas. En tolérant des provocations aussi grossières, la communauté internationale contribue à affaiblir les perspectives de paix.
D’abord, de telles allégations n’encouragent guère les Israéliens à croire que Abbas agit de bonne foi, ce qui est pour eux un préalable incontestable pour consentir à un accord. Pour cette seule raison, le monde aurait intérêt à condamner de tels propos.
Toutefois, ce qui est beaucoup plus important, c'est le message qui est ainsi transmis aux Palestiniens. Si Abbas peut proférer des accusations aussi acerbes et manifestement fausses à l’encontre d’Israël sans essuyer une protestation fut-elle de principe de la part des dirigeants internationaux, les Palestiniens seront convaincus que la volonté de vivre en paix avec Israël n'est pas nécessaire pour conserver le bénéfice de l’aide financière internationale. Si le monde ne formule pas d'objections, même à l’incitation palestinienne à la haine la plus impudente, alors qu'il sait que ce genre d’incitation conduit systématiquement à une réelle violence, c’est qu’il n’a vraiment que faire de la paix ; ce dont il se préoccupe, c’est de satisfaire les exigences palestiniennes.
A son tour, une telle attitude encourage les Palestiniens à croire que le monde finira par obliger Israël à accepter leurs exigences sans qu’il y ait de paix. L’obligation de faire cesser la violence ou de faire les concessions indispensables à des accords négociés disparaît aussi.
Et tant que les Palestiniens y croiront, la paix restera un rêve lointain.
par Evelyn Gordon pour Jerusalem Post
Titre original : Civil Fights: Meet the world's most incompetent ethnic cleansers
© 2007, 2008 Objectif-info.fr.
par Evelyn Gordon pour Jerusalem Post
Titre original : Civil Fights: Meet the world's most incompetent ethnic cleansers
© 2007, 2008 Objectif-info.fr.
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