Du "génocide" à toutes les sauces!
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16/03/2008

Le dalaï-lama, leader spirituel des Tibétains, dimanche à Dharamsala. (AP)
Le chef spirituel des Tibétains demande l'ouverture d'une enquête internationale sur la répression sanglante des récentes manifestations antichinoises.
Le dalaï-lama, chef spirituel des Tibétains a appelé dimanche à l'ouverture d'une enquête internationale sur la répression sanglante des récentes manifestations au Tibet et a dénoncé «une forme de génocide culturel» en cours selon lui dans cette région. Selon le gouvernement en exil, au moins 80 personnes ont péri et 72 autres ont été blessées, dans cette répression.
Le dalaï-lama, qui s'exprimait devant des journalistes à Dharamsala, siège de ce gouvernement en exil, a réclamé qu'une «organisation internationale respectée puisse établir ce qu'est la situation au Tibet et quelle en est la cause».
«Que le gouvernement (chinois) là-bas l'admette ou pas, il y a un problème. Il y a un héritage culturel ancien qui est confronté à un grave danger», a-t-il ajouté. «Que ce soit de façon intentionnelle ou non intentionnelle, une forme de génocide culturel est en train d'avoir lieu.»
Malgré cela, le leader spirituel a en revanche refusé d'appeler au boycott des Jeux Olympiques prévus en juin à Pékin. «Je souhaite ces jeux», a-t-il dit. «Le peuple chinois...a besoin de se sentir fier. La Chine mérite d'accueillir les Jeux Olympiques», a-t-il encore estimé.
Au même moment, près de 2.000 exilés tibétains manifestaient dans la ville de Dharamsala, en brûlant des drapeaux chinois et en scandant des slogans hostiles au président chinois («A bas Hu Jintao») et favorables à leur chef spirituel («Longue vie au dalaï-lama»).
Partis de la ville de McLeodganj, les manifestants ont marché pendant 10km avant d'arriver à Dharamsala et de se rassembler devant le temple du dalaï-lama où ils ont agité des drapeaux tibétains et brandi des affiches sur lesquelles on pouvait lire: «Pas de meurtres au Tibet, pas de Jeux olympiques en Chine».
Dans le Sichuan, au sud-ouest de la Chine, au moins sept Tibétains ont été tués par balle par la police, alors qu'ils manifestaient dans la rue.
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Génocide culturel
L'expression génocide culturel est généralement considérée, particulièrement dans son usage francophone, comme un abus de langage.
Abus de langage
L'abus provient de l'utilisation du terme génocide pour qualifier la destruction physique de populations arméniennes ou juives dans la première moitié du XXe siècle. Le terme génocide, selon cette conception, ne devrait pas se voir adjuger de qualificatif, car il aurait alors pour effet de relativiser l'horreur des génocides physiques. Il faudrait donc lui substituer le terme ethnocide.
C'est donc un terme dont l'utilisation est controversée chaque fois qu'il est suivi de l'adjectif "culturel".
Utilisation
Il est cependant utilisé, de façon souvent critiquée, dans différentes occasions dont :
- la destruction de monuments d'une culture (monuments et cimetières arméniens en Azerbaïdjan)
- la destruction de cultures traditionnelles ;
- cultures amérindiennes ;
- culture tibétaine : "Les compagnies canadiennes et le génocide culturel des Tibétains".
- culture arménienne de Turquie : « Les politiques de protection : un groupe attire l'attention sur le "Génocide culturel" pendant le processus d'adhésion de la Turquie. » Titre sur un site arménien francophone.
Utilisation de génocide culturel par l'ONU
L'expression « génocide culturel » avait été utilisée par l'ONU dans un projet de déclaration, mais n'a finalement pas été retenue, remplacée par l'expression « assimilation forcée ».
http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nocide_culturel
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La culture juive "renait de ses cendres" aprés 2000 ans d´éxil, là même où les romains les ont chassés.