À chaque guerre sa bonne raclée (Liban).
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Video: http://www.infolive.tv/fr/infolive.tv-19141-israelnews-exclusif-ghajar-une-ville-divisee-la-souverainete-partagee-entre-isr
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Selon les services de renseignements militaires d'Israël, l'Iran ferait toujours parvenir des armes au Hezbollah en passant par la Turquie, à l'insu des autorités du pays. Cette information a été communiquée la semaine dernière à des ambassadeurs de l'Union européenne par le directeur de l'unité de recherches du département des renseignements militaires, le colonel Yossi Baidatz,
Ce dernier aurait précisé qu'une partie du matériel, comprenant des missiles et des roquettes de longue portée, était acheminée par camions et par avions à travers l'espace aérien et terrestre de la Turquie sous forme de marchandises civiles. Ensuite, la cargaison traverse la Syrie avant d'arriver au Liban où elle est récupérée par l'organisation terroriste d'obédience chiite. Téhéran, de son côté, dément formellement.
Baidatz a souligné en outre que parmi les roquettes livrées au Hezbollah, il y en avait d'une portée de plus de 300 km, ce qui signifie qu'elles peuvent atteindre la région de Dimona si elles sont tirées à partir des environs de Beyrouth. Jusqu'à présent, Israël connaissait l'existence de missiles d'une portée de 250 km. Pour Baidatz, les nouvelles roquettes se trouvant entre les mains du Hezbollah sont plus précises que les précédentes et risquent de porter des ogives plus larges.
L'ambassade de Turquie n'a pas réagi pour le moment à cette information. D'après une source turque, le gouvernement d'Ankara n'aurait pas été averti de nouveaux développements dans ce domaine et n'aurait pas non plus été contacté récemment par des représentants officiels du gouvernement israélien. Cette source a tenu à préciser que "la Turquie agissait conformément aux décisions internationales et s'applique à respecter l'embargo imposé aux armes en direction du Liban". Autre précision: Israël et la Turquie coopéreraient pleinement dans ce domaine et échangeraient leurs informations par d'autres voies, non diplomatiques.
Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a remis mardi matin son rapport sur les applications de la résolution 1701 votée par le Conseil de Sécurité, qui a mis fin à la deuxième guerre du Liban. Le document rapporte notamment les protestations d'Israël qui dénonce l'attitude du Hezbollah, lui reprochant d'avoir renouvelé son arsenal de missiles et précisant qu'il en possède à l'heure actuelle une dizaine de milliers, de longue portée, et près de 20 000 de portée plus réduite.
A titre de comparaison, au moment des derniers affrontements avec Israël, l'organisation terroriste d'obédience chiite avait tiré près de 4000 roquettes et missiles en direction du territoire israélien. Dans le rapport, Ban Ki-moon appelle la Syrie et l'Iran à faire preuve de responsabilité et à respecter l'embargo sur les armes en direction du Liban. Mais le document reproche également à Israël ses vols de reconnaissance dans l'espace aérien libanais en précisant que ces missions risquent de provoquer la colère des Libanais.
Arouts7
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La région vit sur un volcan
Analyse de Khaled Asmar - Beyrouth
mardi 4 mars 2008 - 10h38, par Khaled Asmar
Plusieurs sources font état, ce matin, d’informations alarmistes qui convergent sur l’imminence d’une opération militaire d’envergure dans la région. Au moment où le blocage politique est total au Liban et la crise de confiance entre Arabes et Syriens menace la tenue du sommet arabe de Damas, et au moment où la Syrie continue d’alimenter et d’exploiter la crise à Gaza pour camoufler son ingérence au pays du Cèdre, les informations alarmistes prennent toute leur ampleur.
En effet, un site libanais croit savoir, ce matin, que les responsables politiques et militaires libanais ont été informés du « déploiement de huit régiments israéliens sur la frontière israélo-libanaise et israélo-syrienne (dans le Golan), où une vingtaine de bulldozers ont préparé le terrain pour les blindés ». Le même site ajoute que « les réservistes israéliens ont reçu des instructions par des minimessages (SMS) ». Selon la même source, « la marine israélienne a dépêché trois destroyers dans les eaux internationales, au large du Liban, et que les batteries de missiles anti-missiles de type “Patriot” ont été déployées dans l’Etat hébreu où les autorités ont mis au point toutes les mesures de protection et de sécurisation des populations civiles ». Enfin, on apprend de même source que « l’armée syrienne et le Hezbollah surveillent cet activisme militaire israélien soutenu. Les responsables du parti chiite libanais auraient évacué leurs familles en Syrie pour les mettre à l’abri », comme ils l’avaient fait quelques jours avant l’opération du 12 juillet 2006, qui avait provoqué la guerre des 33 jours. Cette évolution intervient au moment où des informations circulent au Liban sur l’imminence d’une opération d’envergure que le Hezbollah pourrait mener pour venger Imad Maghnieh.
D’autre part, le quotidien saoudien « Al Watan » affirme ce matin que la tension est très palpable dans la région. La population du Sud-Liban craint une reprise de la guerre et commence à quitter la bande frontalière vers le nord. Plusieurs familles se sont déjà réfugiées dans la région de Saïda, alors que d’autres ont demandé à leurs proches établis à Beyrouth de préparer des logements qui pourraient les héberger, au cas où la situation se dégradait.
Les plus pessimistes s’appuient sur les appels à la prudence lancés par Riyad et Koweït aux ressortissants saoudiens et koweïtiens au Liban, et sur l’évacuation des familles des diplomates saoudiens à Beyrouth, pour donner à leur alarmisme tout le sens du mot. Ils estiment que « la résolution 1803 du Conseil de sécurité de l’ONU, votée hier lundi (3 mars 2008) par 14 des 15 membres du Conseil (l’Indonésie s’est abstenue), et instaurant de nouvelles sanctions contre l’Iran, serait l’un des derniers actes qui précèdent l’intervention militaire contre la République islamique ». Or, une telle intervention, ajoutent-ils, aura ses lourdes répercussions sur le front israélo-libanais et israélo-syrien. Ce qui explique le déploiement massif de Tsahal dans la région.
D’autres points de vue, moins pessimistes, estiment au contraire que les agissements israéliens et américains, notamment l’arrivée du destroyer USS Cole au large du Liban, ne sont que des gesticulations destinées à mettre en garde le régime syrien contre sa politique suicidaire et contre son entêtement à s’ingérer dans les pays voisins (Liban, Irak, Palestine) et à y répandre l’instabilité, seul moyen pour assurer sa propre survie. C’est ainsi que les adeptes de cette théorie expliquent le silence complice des pays arabes à l’égard du massacre israélien à Gaza. Contrairement à leurs populations, les régimes arabes sont en effet conscients que « les Palestiniens subissent les conséquences de leur propre politique, et récoltent les fruits des tirs de roquettes commanditées par Damas ». Bien que la réaction israélienne ait été démesurée et disproportionnée, et qui n’aurait été suspendue que le temps de recevoir Condoleeza Rice à Jérusalem et à Ramallah, aucun pays n’a pu réellement la critiquer. Au contraire, les Monarchies du Golfe, l’Egypte et la Jordanie sont particulièrement remontées contre la Syrie, à qui elles reprochent d’utiliser les Palestiniens comme « chair à canon ». Elles menacent de boycotter le sommet arabe qui est prévu à Damas à la fin mars.
Or, l’échec de cette réunion sonnera le décès effectif de la Ligue arabe, déjà « cliniquement morte », mais menacera aussi le régime du Baas syrien, particulièrement isolé et tétanisé par la perspective du Tribunal pénal international qui doit juger les assassins de Rafic Hariri. L’opinion publique soupçonne unanimement le régime syrien de vouloir incendier sciemment la région, pour négocier son immunité devant le Tribunal, et fait monter la tension à cette fin.
Les gesticulations militaires et les démonstrations de forces débouchent-elles sur un conflit militaire régional ? ou au contraire, préparent-elles le terrain aux négociations ?
La question est d’autant plus posée que Damas ne s’oppose pas à l’idée d’une rencontre avec les Israéliens à Moscou, et exploite Ankara comme « boite aux lettres » pour s’ouvrir sur Tel-Aviv. Reste à savoir si les Israéliens acceptent cette main tendue, et s’ils sont prêts à assumer la poursuite du « harcèlement » syrien par Hamas et Hezbollah interposés, et enfin, s’ils font encore confiance à un régime qui a érigé le mensonge en mode de gouvernance ? Or, si les négociations israélo-syriennes reprenaient, comment Damas gérera-t-il la question du Hezbollah et son alliance avec l’Iran ? Comment se débarrassera-t-il des dirigeants palestiniens qu’il a hébergés et exploités ? Cette perspective renforce les soupçons qui pèsent sur les Services syriens dans l’assassinat du chef militaire du Hezbollah, Imad Maghnieh. Son élimination à Damas serait ainsi un premier acompte versé pour acheter la pérennité du régime.
mediarabe.info
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Le secrétaire général du Hezbollah en Iran: Dieu a créé les Iraniens pour conquérir le monde
[Source: Rooz, Iran, 03.03.2008]
Le secrétaire général du Hezbollah en Iran, Mohammed Bagher Kharazi, proche du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré: "L'objectif de chaque iranien qui appartient au Hezbollah-Iran doit être d' [établir] une unité de républiques islamiques visant à conquérir le monde entier, parce que Dieu a créé les Iraniens pour conquérir le monde entier."
source: Memri