L'Eglise anglicane charie avec la loi islamique.
Islam au Royaume-Uni
Sur les 60 millions d´habitants: anglicans 35 millions, autres protestants 0,2 million, catholiques 5,6 millions, musulmans 2 millions, hindous et sikhs 1,4 million, juifs 300 000, autres 11 millions.
L'islam est la deuxième religion au Royaume-Uni, après le christianisme qui en affiche 42 millions. La grande majorité des musulmans du Royaume-Uni viennent principalement du Pakistan, du Bangladesh et de l'Inde.
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A l’approche du 11 septembre, les islamophobes donnent de la voix
Le maire de Bruxelles a interdit une manifestation que plusieurs associations européennes anti-islam voulaient organiser le 11 septembre. Ces dernières appellent leurs sympathisants à venir quand même et ambitionnent de se présenter aux élections européennes de 2009.
S’il pensait qu’en interdisant la manifestation du 11 septembre contre “l’islamisation de l’Europe”, il éviterait les problèmes, Freddy Thielemans, le maire de Bruxelles, se trompait. Cette interdiction a été suivie d’une autre demande, celle de la Ligue arabe européenne, qui veut elle aussi manifester à la même date, cette fois “contre le racisme et l’islamophobie”. Les raisons invoquées pour interdire ce rassemblement – il mettrait en péril l’ordre public en incitant à la discrimination et à la haine – ont suscité un vif débat qui rappelle celui déclenché il y a deux ans par la publication des caricatures de Mahomet dans un quotidien danois.
L’appel à manifester provient d’une association d’origine danoise, Stop the Islamisation of Europe (SIOE). Celle-ci, malgré la décision de la mairie de Bruxelles, continue à inviter ses sympathisants à se rendre dans la capitale belge pour y célébrer le sixième anniversaire des attentats de New York et de Washington, ainsi que pour y mener des “actions spontanées”. SIOE est un collectif d’organisations de plusieurs pays européens qui considèrent que l’islam est incompatible avec la démocratie. Il se dit indépendant des partis politiques et invite les manifestants à éviter les emblèmes de partis et les revendications nationalistes, pour se concentrer sur le rejet de “l’influence grandissante de la charia” en Europe.
A la tête de la SIOE se trouve le parti danois Stop the Islamisation of Denmark (SIAD), l’organisation britannique No Sharia Here et l’allemande Pax Europa, dirigée par l’ancien journaliste Udo Ulfkotte. Des partis d’extrême droite comme le Vlaams Belang (Intérêt flamand, Belgique) ou le Partij voor de Vrijheid (Parti pour la liberté, Pays-Bas) ont appelé leurs partisans à manifester individuellement.
Bruxelles est l’une des villes d’Europe où la présence musulmane est la plus forte. Près de la moitié des 400 000 musulmans de Belgique vivent dans la capitale. La mairie craint “des réactions et des contre-manifestations” en raison des messages ouvertement islamophobes de l’organisation, “qui peuvent blesser l’importante communauté musulmane” de la ville. Le maire de Bruxelles s’inquiète du “dangereux amalgame” que font les organisateurs entre terrorisme islamique et religion musulmane.
De son côté, Ulfkotte estime que l’argument des problèmes d’ordre public renforce la position de la SIOE. “La pénétration de l’islam serait donc si forte qu’elle pourrait pousser un maire effrayé à prendre une telle décision ?” se demande l’ancien correspondant de la Frankfurter Allgemeine Zeitung, qui prévoit de créer un parti paneuropéen anti-islam pour les prochaines élections européennes [en juin 2009].
La SIOE condamne toute espèce de racisme, mais elle considère l’islamophobie comme “le comble du bon sens”. Elle rejette le concept de “musulmans modérés”, estimant que leurs pratiques conduisent à “promouvoir l’islam au-dessus de toute religion ou système politique”. Parmi les objectifs de la SIOE, “la lutte contre l’expansion manifeste et occulte de l’islam en Europe” figure en bonne place.
“Les musulmans ne constituent que 4 % de la population européenne, et on les présente quand même comme une menace”, fait valoir Sami Zemni, chercheur à l’université de Gand (où il est coordinateur du Centre pour l’islam en Europe). “Cela me fait penser aux années 1930 et à la Nuit des longs couteaux. Dans aucun pays d’Europe les musulmans ne demandent l’application de la charia, les Constitutions existantes ne sont pas remises en cause.”
Source : Beatriz Navarro/Courrier international.
http://fr.altermedia.info/general/a-lapproche-du-11-septembre-les-islamophobes-donnent-de-la-voix_11352.html#more-11352
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ROYAUME-UNI - RELIGION
L'archevêque de Cantorbéry a estimé "inévitable" la reconnaissance et l'application de certaines dispositions de la charia, provoquant de vives réactions du gouvernement britannique. (Corr. : B. Paviot)
Vendredi 08 février 2008
LONDRES, 7 février (Reuters) - L'archevêque de Cantorbéry,
Rowan Williams, chef des 77 millions d'Anglicans répartis dans
le monde, a estimé "inévitables" jeudi la reconnaissance et
l'application en Grande-Bretagne de certaines dispositions de la
"charia" (droit coranique).
Ses propos inattendus ont été accueillis favorablement par
quelques organismes musulmans, mais le gouvernement s'en est
promptement démarqué en excluant que les principes de la charia
puissent être invoqués dans les tribunaux civils britanniques.
Williams, qui s'exprimait à la BBC, a noté que les règles de
certaines autres religions bénéficiaient d'une relative
tolérance en Grande-Bretagne. Il a appelé à "un ajustement
constructif" avec les traditions musulmanes dans des domaines
tels que les différends conjugaux.
Comme on lui demandait si l'application de la "charia" était
nécessaire pour la cohésion sociale, l'archevêque a répondu:
"Cela semble inévitable."
"Certains préceptes de la charia sont déjà reconnus dans
notre société et dans notre droit, donc ce n'est pas comme si on
introduisait un système étranger et concurrent", a-t-il fait
valoir.
Les services du Premier ministre Gordon Brown ont réagi aux
déclarations du prélat en ces termes: "Il existe des cas où le
gouvernement a modifié le règlement (...), mais d'une manière
générale la charia ne peut pas servir à justifier des
infractions au droit anglais."
"Il est clair pour le Premier ministre qu'en Grande-Bretagne
ce sont les lois britanniques fondées sur les valeurs
britanniques qui s'appliqueront", a déclaré un porte-parole.
"Il y a des affaires précises que l'on examine au cas par
cas", mais seulement si les changements sont conformes aux
valeurs britannniques, a-t-il ajouté.
INTEGRATION
La question de l'intégration des 1,8 million de musulmans
qui vivent en Grande-Bretagne a fait l'objet de vifs débats
après les attentats de juillet 2005 dans les transports en
commun à Londres qui ont fait 52 victimes.
Fondée sur le Coran, la charia regroupe un ensemble de
règles conduites censées être observées par les musulmans dans
les domaines du culte, des transactions financières, de la vie
conjugale et des infractions pénales.
Elle est appliquée à des degrés divers dans les pays
musulmans.
Des organismes musulmans ont salué l'intervention de
Williams en y voyant un effort audacieux pour la compréhension
de l'islam et des aspirations de la communauté musulmane.
"Pour les affaires civiles, la charia a été introduite dans
certains pays occidentaux avec beaucoup de succès", a dit
Mohammed Shafiq, président de la Ramadhan Foundation.
"Je crois que les musulmans seraient grandement confortés si
le gouvernement permettait que l'on règle des affaires civiles
selon leur confession", a-t-il ajouté.
Williams s'est déclaré hostile aux sanctions sévères
appliquées dans certains pays musulmans comme l'Arabie saoudite,
où les meurtriers et les trafiquants de drogue sont décapités.
"Aucune personne sensée ne souhaite voir dans ce pays ce
type de cruauté, qui a parfois été associée à l'application du
droit dans certains pays musulmans, les sanctions radicales, le
traitement des femmes".
L'archevêque précise cependant que la "charia" ne pourra
prévaloir en Grande-Bretagne sur "les droits qui sont garantis
aux (...) citoyens en général". En revanche, certains différends
financiers ou conjugaux pourraient être tranchés conformément
aux préceptes de la "charia", explique-t-il.
"Il y a des façons d'envisager les différends conjugaux, par
exemple, qui pourraient apporter une alternative aux tribunaux
civils tels que nous les connaissons. Pour certaines mentalités
culturelles ou religieuses, elles sembleraient plus
appropriées", a dit Williams.
Un évêque anglican a demandé la protection de la police ce
mois-ci après avoir reçu des menaces de mort suite à la parution
d'un article dans lequel il affirmait que certains quartiers des
villes britanniques s'étaient transformés en "zones interdites"
pour les non-musulmans.
"Notre société est fragmentée actuellement", a souligné
Williams. "Beaucoup de musulmans pourraient dire que certaines
parties de la société britannique sont des zones interdites pour
eux."
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Par Jean-Pierre Langellier
Source : LE MONDE
Taille de l'article : 487 mots
Extrait : Un nombre accru de musulmans britanniques semble tenté par un repli identitaire. Selon un sondage ICM publié, dimanche 19 février, par le Sunday Telegraph, quatre musulmans de Grande-Bretagne sur dix souhaitent que la charia (loi islamique) soit instaurée dans les zones du pays où leur communauté est majoritaire. Une proportion égale de personnes interrogées s'y oppose. D'après la même enquête, un musulman sur cinq dit « avoir de la sympathie pour les sentiments et les motivations » des quatre kamikazes auteurs des attentats du 7 juillet 2005 à Londres (56 morts et 700 blessés).
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Application de la charia [modifier]
Pour la majorité des juristes, la charia ne peut être appliquée que dans les pays d’Islam (Dar al-Islam)[18]. En pays d’Islam, le droit pénal découlant de la charia est applicable à tous, quelle que soit la religion de l’auteur de l’infraction. Seule l’école hanafite restreint son application aux musulmans et aux gens du livre ou aux dhimmis, mais pas aux étrangers de passage. Ces derniers ne peuvent être condamnés pour certaines infractions contre les particuliers ou contre le droit divin[15] .
Les pays dont la législation s’inspire plus ou moins fortement de la charia sont les suivants : l’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Qatar, l'Oman, le Yémen, l’Iran, le Pakistan, l’Afghanistan, la Libye. De plus, la charia a été introduite dans la législation de certains pays au cours du XXe siècle : le Soudan, le Nigéria (quelques États du nord) et la Somalie.
Certains types d’infractions mettant en cause les intérêts des particuliers ne peuvent être poursuivies que sur plainte de la victime ou de ses héritiers (fausse imputation, talion, vol). En revanche, pour les infractions à la loi divine (les houdoud sauf le vol, la fausse imputation, l’apostasie et l’hérésie), la seule présentation spontanée de témoins ou l’aveu de l’auteur peut donner lieu à la mainmise du juge. Comme cette action ne donnait pas lieu à une réparation en faveur de la victime, elle est a été qualifiée d’« action désintéressée » (ﺩﻋـﻮى ﺍﻟﺤـﺴـبة hisba).
En droit musulman, le procès se déroule en public, et le juge est assis en face de l’entrée, de manière visible pour les deux parties. Le juge a également la possibilité de revenir sur sa décision et de la réviser, soit spontanément, soit à la demande d’une des deux parties.
La preuve par témoins joue un rôle prépondérant dans la charia. En effet, l’introduction de la loi islamique a eu lieu à une époque et dans une région où l’écriture était peu répandue, et dans une culture s’appuyant sur une forte tradition orale[15]. Dans ce contexte, le texte coranique ou les hadiths fixent souvent le nombre de témoins requis ou les autres moyens de preuve. Les relations hors mariage doivent par exemple être prouvées par le témoignage de quatre hommes, le meurtre, le vol ou les lésions corporelles par l’aveu ou le témoignage de deux hommes. Les infractions relevant de la catégorie des Taʿzīr peuvent être prouvées par toute preuve entraînant la conviction du juge, sous réserve de sa validité[15].
Jacques El Hakim précise que la présomption d’innocence joue en faveur de l’inculpé, et que c’est donc au demandeur qu’incombe la charge de la preuve. La charia insiste sur la nécessité que la preuve soit irréfutable, ce qui réduisait les possibilités de poursuite. L’inculpé a par la suite la possibilité de présenter la preuve contraire ou de prêter serment sur son innocence.
Le repentir de l’auteur ne permet d’éviter l’application d’aucune des peines prévues pour les différentes catégories d’infraction. Les particuliers visés par une atteinte à leurs droits (notamment en matière de talion) peuvent se désister.
L’amnistie n’est pas prévue par la charia. La grâce est en principe exclue pour les houdoud, sauf pour le vol et la fausse imputation qui mettent en cause les droits des particuliers (seuls les particuliers peuvent déclencher une poursuite). Pour les autres catégories d’infraction, la grâce est à la discrétion du juge.
Les Chaféites, les Hanbalites et les Malékites (soit la majorité des courants musulmans) déclarent imprescriptibles les infractions et peines relevant des houdoud ou du qissas (talion). Ils déclarent également que la consommation de vin (ou plus généralement de boissons alcoolisées) ne peut être poursuivie si elle n’est pas dénoncée par l’odeur[15].
Le Coran définit la peine applicable à chaque hadd, et la Sunnah a édicté les règles pour les autres infractions dont la peine n’était pas prévue par le Coran. Les peines coraniques sont généralement exécutées en public en voilant les parties impudiques du corps[15]. Ces peines sont décrites dans les chapitres suivants, en se basant sur les travaux de Jacques El Hakim, Professeur Agrégé à la Faculté de Droit de Damas.
La peine du fouet est prévue pour les rapports sexuels hors mariage, la fausse imputation, la consommation d’alcool et d’autres infractions de la catégorie des corrections.
Les juristes prévoient des peines différentes selon les madhhabs. Le Coran prescrit 100 coups de fouet pour les rapports sexuels hors mariage ; les malékites autorisent le pouvoir à dépasser les 100 coups, alors que les autres écoles posent ce nombre comme une limite à ne pas dépasser[15]. Le nombre de coups varie entre 10 et 100. Il est de quatre-vingt coups pour la fausse imputation[19] et de quarante à quatre-vingt coups pour la consommation d’alcool[20].
Le banditisme ou vol à main armée est puni par l’amputation simultanée de la main droite et du pied gauche. Si le vol est accompagné de meurtre, il est puni par la décapitation. Si le meurtre est cumulé avec le vol, l’auteur des crimes est crucifié avant d’être exécuté. L’amputation est également prévue en cas d’exercice du talion en cas d’atteinte à l’intégrité physique d’autrui. La crucifixion sanctionne les cas de banditisme accompagné de meurtre et de vol. Le supplicié peut recevoir aliments et boissons et doit être détaché au bout du troisième jour[15]. Elle peut également être prononcée à la suite d’une infraction de la catégorie des Taʿzīr, sans être suivie d’une exécution.
La peine de mort est prévue en cas d’apostasie, ou d’abandon de la religion musulmane par un musulman. Elle est aussi prévue en cas de rébellion ou d’insurrection[21].
Les peines de la correction sont laissées à l’appréciation du juge. Il peut donc choisir la plus appropriée parmi celles citées ci-dessus et d’autres en fonction des circonstances, de la gravité de l’infraction et de la personnalité de l’auteur[15]. En plus des peines de mort et des châtiments corporels cités plus haut, le juge pourra choisir l’emprisonnement, les amendes ou encore les peines morales. Les peines morales sont l’admonestation (ﺍﻟﻮﻋـﻆ) , la réprimande (ﺍﻟﺘـﻮﺑﻴﺦ ), la menace (d’une peine) (ﺍﻟﺘـهـﺪﻳﺪ ) ou l’exposition de l’auteur[15].
Certaines infractions peuvent donner lieu à une sanction religieuse, qui consiste en l’affranchissement d’un esclave musulman, le don aux indigents ou deux mois de jeûne[15].
Enseignement de la charia [modifier]
L’enseignement de la charia est généralement fait à travers les enseignements religieux donnés dans les médersas. Toutefois, plusieurs pays incluent l’enseignement de la charia dans les écoles publiques (Maroc, Algérie par exemple).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charia
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« Si la charia est appliquée, vous pourrez faire de ce pays un havre de paix, car une fois que la main d’un voleur est coupée, personne ne va plus voler. Si un adultère est lapidé, juste une fois, personne ne va plus commettre ce crime. Si la société britannique accepte la charia, c’est pour son bien. » –
19 janvier 2008