Ces images insoutenables n´ont jamais été diffusées en Iran 4 ans aprés l´Apocalypse.
Video commentée : Apocalypse à Neyshapour : l’accident nucléaire du 18 février 2004 (Censuré en Iran)
Selon iran-resist.org (15 mai 2006), on apprend grâce à une fuite dans les services media du régime iranien, que le 18 Février 2004 à 4 heures du matin, un train de marchandises explosait près de Neyshapour, faisant des centaines de morts.
Le régime avait alors avancé des explications plausibles pour expliquer l’explosion.
A l’époque les autorités avaient en effet parlé d’une réaction chimique due à la proximité du coton et du goudron comme étant à l’origine de l’explosion qui avait ensuite engendré un incendie.
Un responsable des services media du régime a expédié aux médias de l’opposition un documentaire tourné sur les lieux même de l’accident afin que cette affaire sorte de l’oubli.
A la lumière des informations apportées par le documentaire, on comprend qu’il ne s’agit pas d’une explosion suivie immédiatement d’un incendie mais l’inverse. D’abord un incendie à bord d’un train de marchandises suivi ensuite par une explosion plusieures heures plus tard.
Pourquoi le régime des Mollahs a-t-il travesti les faits ?
Parce qu’ils révèlent la nature du programme nucléaire iranien.
Le documentaire commence de manière anodine mais aussi étrange.
Un lieu indéfinissable et quasi désertique.
Un commentaire en persan sur une musique qui pourrait être d’Enio Morricone.
Les images montrent un incendie à bord d’un train de marchandises alors qu’il se trouve à la gare de « Khayyam » située à proximité du village « Deh no » dans la région de « Hashem-Abad » aux environs de Neyshapour.
Retenez bien ce nom Neyshapour car le documentaire donne l’impression d’une gare de village perdue au milieu de nulle part.
Des pompiers sont dépêchés sur place pour maîtriser l’incendie. On s’affaire. On essaie d’éloigner les ballots de cotton qui n’ont pas encore pris feu. Des badauds s’attroupent, sans doute des gens du village. Plusieurs wagons sont la proie des flammes. Un vrai brasier en fait. Il doit y avoir au moins mille degrés au coeur de la fournaise, peut-être plusieurs milliers de degrés : on voit le metal chauffer à blanc.
Ce n’est pas très rassusrant sauf que c’est au milieu de nulle part. Le feu ne peut s’étendre.
Pendant 19 minutes, sur une musique de western spaghetti, on assiste à des scènes anodines d’accident industriel et de lutte contre le feu au beau milieu de la cambrousse.
On voit des villageois qui évacuent par précaution les équipements ménagers de leur casbah. Qui essaient de protéger leurs habitations des émanations.
Rien ne laisse transparaître qu’un drame est en train de se jouer.
On remarque certes une présence élevée d’agents des Pasdarans (gardiens de la révolution - milice politique et idéologique du régime) et on s’interroge. Est-ce la procédure normale dans ce régime des Mollahs ? Des commissaires du peuple à la pensée politico-religieuse pour un incendie de coton et de goudron dans une ville de seconde importance ?
La camera, qui tout en remontant le long du train vers l’incendie ne l’avait jamais dépassé, soudain s’aventure au-delà de l’incendie vers l’autre bout du train...
Etrange ce wagon éventré et couché sur le flanc...
Etrange cette substance qui s’en échappe et s’est répandue à même le sol...
On dirait une sorte d’épaisse poudre jaune...
Etrange : c’est justement au moment où la camera filme cette poudre jaune que les Pasdarans dépêchés sur place éprouvent le besoin irrépressible de se placer en nombre devant l’objectif de la caméra.
Y a quelque chose qu’on ne peut pas voir ?
Et ce paysan, subitement intarrissable, qui vient de faire irruption dans le champ de la camera, a-t-il vraiment quelque chose à raconter ou est-ce aussi une manoeuvre de diversion ?
On sent que la camera n’est pas la bienvenue à cet endroit de l’accident.
Quelques instant plus tard un Bulldozer est à l’oeuvre au même endroit. Couvrir la substance mystérieuse de terre pour la protéger de la fournaise qui se rapproche ?
On a à peine le temps de se poser ces questions que subitement, ce n’est plus le même film.
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environ 45 minutes - Attention images très difficilement soutenables dans la deuxième moitié du film - commentaires en persan)
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On ne reconnaît pas les lieux.
C’est un paysage d’apocalypse.
Les images sont insoutenables.
Mais lentement on se rend compte que ce sont bien les mêmes lieux mais après un cataclysme.
Il fallait entendre la langue persanne de la voix off pour apprendre qu’une explosion inexplicable avait eu lieu.
La gare et le petit village adjacents (« Deh no » de « Hashem-Abad ») ont été soufflés, balayés.
Des voitures de pompiers et autres véhicules, il ne reste que des carcasses.
Des maisons, des débris.
Les badauds ?
Un tapis de cadavre dans les champs.
Images insoutenables.
Corps en lambeaux, désarticulés, vêtements pulvérisés par le dégagement de chaleur, visages méconnaissables. Le rayonnement a cuit certains corps.
A la place du train, un cratère.
Quelle profondeur ?
Combien de mètres de diamètres ?
D’après iran-resist : plusieurs centaines de mètres de diamètre et soixante mètres de profondeur.
Gigantisme inimaginable, irreprésentable.
Selon les rumeurs, rapporte iran-resist, le train transportait des déchets nucléaires vers la Russie ou une des anciennes républiques soviétiques (le Khazakstan ?). L’incendie accidentel aurait déclenché une explosion de cette matière nucléaire qui a dévasté entièrement la zone.
Selon iran-resist, on sait aujourd’hui que Neyshapour abrite vraisemblablement une usine souterraine d’enrichissement nucléaire fabriquée par les Russes.
En effet, selon iran-resist.org (21 avril 2006), le président iranien Ahmedinejad aurait fait, peu avant son discours de Mashad le 11 avril, une visite discrète à Neyshapour, à 38 km au sud-est de Mashad, dans le Khorassan.
Ahmedinejad y a inspecté un chantier : une usine secrète en construction prévue pour recevoir 155 000 centrifugeuses permettant de produire de l’uranium enrichi pour un nombre important de bombes. Ce projet est la face cachée de l’enrichissement de l’uranium du régime des mollahs, alors qu’on dévoile sa face « innocente » à Natanz.
L’usine de Neyshapour qui est enterrée à une profondeur de 150 m, sera opérationnelle en octobre 2006. Elle est située à 600 km au nord-est de Téhéran et couverte par une ferme de potagers, surnommée du nom d’un « martyr de guerre », Shahid Moradian. Ce site est gardé nuit et jour par un détachement d’élite des Gardes Révolutionnaires, Ansar al Mahdi.
Des dizaines d’ingénieurs et de techniciens y travaillent sous la supervision d’experts étrangers. Ce sont les Russes qui ont établis les plans de cette usine en 2003 et la construction a commencé en 2004. En 2005, des avions bulgares ont transféré directement des dizaines de milliers de centrifugeuses de Biélorussie et d’Ukraine. En janvier 2006, 23 ingénieurs Ukrainiens sont venus les installer, rejoints en février par 46 experts nucléaires Biélorusses qui travaillent par équipes pour rendre opérationnelles les centrifugeuses P1 et P2....
A Moscou le 13 avril, le Secrétaire d’état adjoint US chargé du contrôle des armements, Stephen Rademaker a calculé qu’avec 54 000 centrifugeuses, les mollahs pourront en seulement 16 jours produire suffisamment d’uranium enrichi pour une bombe.
Rademaker faisait référence à la déclaration de Mohamed Saïd, adjoint de Larijani, directeur du programme nucléaire et conseiller à la sécurité nationale iranienne, qui disait que la république islamique projetait d’étendre de 164 à 54 000 le nombre des centrifugeuses. Selon ce calcul, une fois prête dans 3 ans, l’usine de Neyshapour aura une capacité 3 fois plus grande que celle de Natanz et pourra sortir de l’uranium pour 9/15 bombes par an.
Avec, cette fois, 155 000 centrifugeuses de la nouvelle usine de Neyshapour, les mollahs seront en mesure de produire de 30 à 50 bombes par an voire encore plus s’ils possèdent d’autres usines de même nature en Iran. En un an, le régime des mollahs dépasserait la capacité nucléaire de l’Inde et du Pakistan.
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