Liste des pays demandant l´application des "droits de l´homme" mais pas pour "ceux" d´Israël.
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LA PARTIALITE DE LA RESOLUTION DU 24 JANVIER 2008 DU CONSEIL DES DROITS DE L 'HOMME
Cette décision qui fait suite aux mesures de restrictions imposées par l'Etat hébreu sur la bande de Gaza pour endiguer les tirs de roquettes sur son territoire, est de nature à faire douter de la sincérité des objectifs poursuivis par l'institution.
En effet, le Conseil des Droits de l'Homme a été mis en place le 19 juin 2006 pour « promouvoir et protéger les droits de l'homme et assurer un multilatéralisme de nature à réaffirmer la place des Nations Unies ». Selon Kofi Annan, ce Conseil a pour vocation de créer « un cadre dans lequel tous les gouvernements du monde entier pourront travailler ensemble à promouvoir les droits de l'homme, d'une manière efficace, comme jamais auparavant » (dépêche ONU du 15 mars 2006). (Rappelons néanmoins que cette institution s'est substituée à la « Commission des Droits de l'Homme » qui poursuivait antérieurement le même objectif mais qui avait fait l'objet d'un grave discrédit.)
Plus précisément, la résolution adoptée le 24 janvier 2008 est critiquable à plusieurs titres :
Tout d'abord, le vocabulaire employé par la résolution est partisan et ne correspond en rien à la réalité : le texte qualifie Israël de « puissance occupante » et Gaza « d'occupée » (sic) alors que le territoire de Gaza a été vidé de toute présence juive en août 2005 et que les palestiniens y exerce désormais un pouvoir souverain absolu.
En outre, le document ne mentionne jamais les motivations israéliennes à l'origine de la mesure, en l'occurrence la nécessité de faire cesser les tirs de roquettes qassam sur le territoire. Sur ce point, il est surprenant de constater que la résolution omet de préciser que les israéliens sont également titulaires des prérogatives visées par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme du 10 décembre 1948 et notamment de l'article 3 qui rappelle que « tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ». Au cas particulier, les populations israéliennes qui essuient quotidiennement les tirs de roquettes qassam palestiniens sont privées de ce droit fondamental à la vie et à la sûreté.
Enfin, le Conseil des Droits de l'homme ne se prononce pas sur l'attitude des palestiniens et leur volonté de poursuivre les attaques sur Israël comme l'a confirmé le chef du Hamas le plus influent à Gaza, Mahmoud Zahar, dans ses propos tenus le 22 janvier 2008 : "Nous vous promettons de continuer sur le chemin du jihad et de la résistance, quels que soient les sacrifices et les souffrances, et ce jusqu'à la victoire ou le martyre".
Il est vrai que la communauté internationale excuse de façon bienveillante les envois de roquettes qassam palestiniens en raison de leur imprécision et du peu de dégâts occasionnés en terme de vie humaine au regard du nombre d'engins envoyés (sic).
Il n'en demeure pas moins que les palestiniens devraient être sanctionnés pour ces attaques répétées sur le territoire israélien : le Droit international appréhende ces actes et les sanctionne avec la prévention du génocide, défini par la convention du 9 décembre 1948 « comme l'un quelconque des actes ci-après, commis dans l'intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
1.. Meurtre de membres du groupe ;
2.. Atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
3.. Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ; » D'ailleurs, la Convention de 1948 sanctionne également l'entente en vue de commettre le génocide, l'incitation directe et publique à commettre le génocide, la tentative de génocide et la complicité dans le génocide.
Au cas particulier, les envois systématiques de qassam sur le territoire israéliens et les appels palestiniens au meurtre de personnes israéliennes, constituent une tentative de génocide au sens de la convention du 9 décembre 1948 sans pour autant que la communauté internationale ne s'en émeuve.
Plus généralement, il est surprenant d'observer que le Conseil des Droits de l'Homme ne se positionne jamais sur les textes organisateurs de la société Palestinienne, en l'occurrence la Charte de l'Olp ou du Hamas qui font précisément de la destruction de l'entité sioniste et de l'éviction des juifs (en d'autre terme un nouveau génocide du peuple juif), l'objectif unique du peuple palestinien.
De la même manière, Israël permet une liberté d'expression aux représentants de la population palestinienne installés sur son territoire comme l'association israélienne Gisha dont l'objectif est de "protéger les droits fondamentaux des Palestiniens qui vivent dans les Territoires occupés en imposant la législation sur les droits humains comme manière de mettre des limites aux comportements des militaires israéliens". Or, signe du caractère fluctuant de la notion de Droit de l'Homme, les associations arabes israélienne GISHA ou ADALA ne critiquent jamais les violations systématiques des droits de l'homme commise par les palestiniens.
En fin de compte, les juifs ne sont peut-être qu'une variété humaine qui ne mérite pas la protection spécifique instituée par le Droit international.
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Résolution adoptée le 24 janvier 2008 par la sixième session extraordinaire du Conseil des Droits de l'Homme
Le Conseil a adopté par 30 voix pour, une contre (Canada) et 15 abstentions, la résolution sur les violations des droits de l'homme résultant des attaques et des incursions militaires israéliennes dans le territoire palestinien occupé, notamment dans la bande de Gaza occupée (A/HRC/S-6/L.1).
Par ce texte, le Conseil exprime sa profonde préoccupation devant les attaques militaires répétées d'Israël dans le territoire palestinien occupé, en particulier dans la bande de Gaza occupée, qui ont fait des morts et des blessés parmi les civils palestiniens, y compris les femmes et les enfants.
Il lance un appel pour que la communauté internationale prenne d'urgence des mesures visant à mettre fin immédiatement aux graves violations commises par la puissance occupante, Israël, dans le territoire palestinien occupé, notamment la série d'attaques et d'incursions incessantes et répétées de l'armée israélienne dans ce territoire, et le siège de la bande de Gaza occupée.
Le Conseil exige que la puissance occupante, Israël, lève immédiatement le siège qu'elle a imposé à la bande de Gaza occupée, rétablisse un approvisionnement continu en combustibles, en vivres et en médicaments et rouvre les postes frontière. Il demande une protection immédiate des civils palestiniens du territoire palestinien occupé conformément au droit relatif aux droits de l'homme et au droit international humanitaire et engage instamment toutes les parties concernées à respecter les règles du droit relatif aux droits de l'homme et du droit international humanitaire et à s'abstenir de tout acte de violence à l'encontre des populations civiles.
Le Conseil prie enfin la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme de lui rendre compte, à sa prochaine session, des progrès réalisés dans l'application de la présente résolution.
Ont voté pour (30) : Afrique du Sud, Angola, Arabie Saoudite, Azerbaïdjan, Bangladesh, Bolivie, Brésil, Chine, Cuba, Djibouti, Égypte, Fédération de Russie, Inde, Indonésie, Jordanie, Madagascar, Malaisie, Mali, Maurice, Mexique, Nicaragua, Nigéria, Pakistan, Pérou, Philippines, Qatar, Sénégal, Sri Lanka, Uruguay et Zambie.
A voté contre (1) : Canada.
Abstentions (15) : Allemagne, Bosnie-Herzégovine, Cameroun, France, Ghana, Guatemala, Italie, Japon, Pays-Bas, République de Corée, Roumanie, Royaume-Uni, Slovénie, Suisse et Ukraine.
http://www.israelinfos.net/archives/anpo080128.htm
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