Les palestiniens constituent le peuple le plus aidé de la planète, plus il y a d’aide, plus il y a de terrorisme. .
| Surtout sans combattre ! | |
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Les milliards pleuvent sur les Palestiniens ! Martin Birnbaum y voit les prolégomènes de notre propre défaite… sans combattre. | |
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En arrivant à Paris, les Palestiniens espéraient récolter plus de cinq milliards de dollars d’aide, promis par la récente conférence internationale d’Annapolis, aux Etats-Unis, des 90 pays donateurs qui se sont réunis lundi pour financer leur État. Depuis 1993 (Oslo) l’Autorité Palestinienne a reçu des donations d’un total de plus de 10 milliards de dollars de la part de la communauté internationale. Sans compter les 500 millions de dollars annuels de l’UNRWA (soit encore 7 milliards de $), ni les dotations de l’Iran pour l’achat d’armes et d’explosifs pour ses supplétifs du Hamas ou du Jihad Islamique qui ont le pouvoir à Gaza. Ces montants font que depuis 2001 les palestiniens constituent le peuple le plus aidé de la planète, alors que, sa situation économique n'a cessé de se dégrader.
Annonce faite par Bernard Kouchner à la fin du premier jour de la conférence, les donateurs se sont engagés à donner aux palestiniens 7,4 milliards de dollars pendant les trois prochaines années.
Décryptage : M. Fayyad, premier ministre et ministre des finances de l’Autorité Palestinienne, est considéré comme un homme sérieux et compétent par la communauté internationale. Il a fait un budget, il a besoin de 6 milliards de $ pour trois ans et indique que si Israël lève les barrières de contrôle en Cisjordanie, la croissance de l’économie palestinienne dépassera 10 % l’an. Soit, mais il ne peut pas ne pas admettre que seule l’existence (partielle) du mur de séparation et les centaines de points de contrôle font que le nombre d’assassinats par suicide est tombé à zéro et que, dans la bande de Gaza, il n’y a plus de points de contrôle, ni d’occupation et, au lieu d’une économie florissante, on a vu s’installer un «mini état taliban» qui tire des fusées tous les jours de la semaine sur une ville du Sud d’Israël. Il s’ensuit qu’Israël ne changera rien sur le terrain tant que l’Autorité Palestinienne n’aura pas la volonté ou la capacité d’en finir avec les terroristes (ou les activistes ou les militants …). Il vient de dire pourtant que la communauté internationale met des sous dans un tonneau de Danaïdes si Israël ne lève pas ses barrages, ce qui est vrai. Mais, si M. Abbas se réconcilie avec le Hamas, la communauté internationale aura la surprise de voir que ses sous arrivent entre les mains de l’organisation qui vient encore de déclarer qu’elle ne reconnaîtra jamais Israël. Pour qu’il n’y ait pas de malentendu, Madame Benita Ferrero-Walder, Commissaire Européen, déclare «Le soutien budgétaire assuré par les donateurs profitera aux fonctionnaires de Gaza comme à ceux de Cisjordanie, dans les domaines de la santé comme de l'éducation". S'agissant des services de sécurité, en revanche, "seuls les fonctionnaires loyaux, c'est-à-dire ceux qui refusent de travailler sous les ordres du Hamas et qui restent chez eux, continueront à être payés». Ce qu’il y a derrière l’argent ? À Annapolis on a fait semblant de réunir les pays arabes «modérés» et Israël pour relancer le processus de paix. Mais tout processus a besoin de combustible, de l’argent. Et, pendant que l’on donne l’argent, on donne l’impression que l’on s’occupe de la paix. Comme on l’a fait à Madrid en 1991, à Oslo en 1993, à Wye River en 1998, à Camp David en 2000, à Taba en 2001. Le temps que les palestiniens acquièrent suffisamment d’armes et explosifs et lancer la deuxième intifada. Pays modérés ? L’Arabie Saoudite, la Syrie, le Soudan ?
Mais, la conférence de Paris, qui veut poursuivre l’effort commencé à Annapolis, doit être aussi politique. Pour l’essentiel on veut aider Mahmoud Abbas à prendre le dessus sur ses frères ennemis du Hamas qui gouvernent à Gaza, tout en mettant l’accent sur les besoins des palestiniens qui y habitent. Le nouveau dirigeant de l’UNRWA, selon un éminent journal français du soir, déclare "Ce qui nous inquiète également, ce sont les cumuls des conflits à Gaza, ceux entre Palestiniens [entre le Fatah de l'Autorité palestinienne et le Hamas] et celui entre l'armée israélienne et les Palestiniens", explique M. Grandi et ce journal ajoute en instillant son poison «alors que les tirs incessants de roquettes palestiniennes sur Israël continuent d'entretenir l'hypothèse d'une intervention massive de l'armée israélienne, deux ans et demi après son retrait de l'étroite bande de terre». Lisez bien et regardez l’ordre des mots qui renversent la réalité, car on devrait, en vérité, dire «nonobstant les tirs incessants de roquettes palestiniennes depuis deux ans et demi après le retrait de l’armée israélienne, une intervention massive reste une hypothèse». Tirer des fusées, c’est une certitude, intervenir ce n’est qu’une hypothèse … mais qui ne dépend que du tir des fusées !
Oublions Gaza, oublions le tir de fusées, oublions les actes terroristes, oublions tout : ce que l’oubli implique, c’est que les palestiniens n’ont aucune responsabilité et que seule Israël doit assurer sa part de tout éventuel accord. Dire (M. Abbas) «sans la levée des barrages imposés par Tsahal en Cisjordanie et la fin du bouclage de la bande de Gaza, toute cette aide internationale promise ne pourra atteindre ses objectifs», c’est d’évidence mettre en place à titre d’alibi ce qui a servi les palestiniens depuis toujours : la «faute à Israël». Ce qui est hallucinant, c’est de croire (la communauté internationale) et faire croire (l’Autorité Palestinienne) qu’Israël acceptera le troc «la vie de ses citoyens pour le développement de l’économie palestinienne». Que l’on se souvienne qu’il y a quelques années, les bus, les discothèques, les marchés ouverts, les restaurants explosaient en Israël avec ou sans les assassins suicidaires. Cela a pris quelques années (et les condamnations à répétition de toutes les belles âmes de l’Occident) pour que le mur de séparation, les points de contrôle/barrages, la séparation de Gaza fassent leurs effets : il n’y plus d’attentats suicides en Israël depuis longtemps et l’Autorité Palestinienne n’y est pour rien, comme le Hamas n’y est pour rien (il voudrait bien en faire mais …), comme la communauté internationale ny ’est pour rien. Et on voudrait qu’Israël renonce à ses moyens de défense ? C’est une galéjade. Tant que l'Autorité Palestinienne n'aura ni la volonté, ni la capacité d'arrêter le terrorisme, Israël ne cédera rien. C'est "l'oeuf et la poule" ? Voire. L'exemple de Gaza est clair : ni occupation, ni barrages mais un mini état taliban qui, armé jusqu'aux dents, tire des fusées sur le Sud d'Israël. Mais alors pourquoi Annapolis, pourquoi Paris, pourquoi 7,4 milliards de dollars ?
Décryptage : Tout d’abord Annapolis. Pendant la recherche désespérée d’une sortie acceptable de l’Irak, sachant que sauf d’envisager une présence ad vitam aeternam, l’Iran chiite prendra le contrôle du pays car ses coreligionnaires y sont majoritaires, ce qui conduira le Nord kurde à soit devenir indépendant, soit être récupéré par la Turquie, les Etats-Unis cherchent une entente avec l’Iran. Les dessous politiques qui sous-tendent le fameux nouveau rapport relatif à la capacité de l’Iran d’arriver vite à la bombe n’étant plus à démontrer, le tout arrivant au bon moment, les Etats-Unis ont réuni «les pays modérés» en croyant faire d’une pierre deux coups : créer un front anti-Iran et, en même temps, faire comprendre à ces mêmes pays qu’ils sont disposés à payer ce qu’il faut pour cela, c’est-à-dire, la création d’un état palestinien. Ils ont très bien réussi. Une semaine après Annapolis le Roi d’Arabie Saoudite entrait dans une salle de conférence main dans la main avec M. Ahmedinejad et, ensuite, il l’invitait comme hôte de marque pour faire son pèlerinage au Mont Arafat. Le tout sur le dos d’Israël qui pendant des années a été convaincu que «la bombe iranienne» était un problème mondial et que les Etats-Unis (à défaut de l’Europe qui a palabré avec l’Iran pendant cinq ans sans aucun résultat) allaient en prendre la charge. Le résultat clair d’Annapolis se résume pour Israël dans le fait qu’il est seul devant l’éventuelle bombe iranienne, qu’il est mis en demeure de renoncer aux moyens de défense de ses populations (barrages, mur de séparation, blocage de Gaza), et qu’il se retrouve seul responsable des malheurs du monde s’il ne se conforme pas aux demandes collectives visant son suicide. Paris a suivi et, en organisant une sorte de Téléthon parmi 90 pays, on met du baume au cœur des pauvres palestiniens en leur accordant 7,4 milliards de dollars.
En laissant de côté la Russie, riche en conseils, avertissements et blocages de tout progrès sur le plan mondial, mais pingre pour les dons (10 millions de $ … quand le Japon qui se trouve loin et qui n’a rien à faire du Proche-Orient a offert 140 millions), en laissant de côté l’Europe qui dépense sans compter (et sans savoir où va l’argent depuis des années), en laissant de côté la France qui s’engage pour 300 millions de $ (les caisses ne sont pas vides pour tout le monde, surtout quand il s’agit de palestiniens et de payer en laissant des dettes aux générations futures …) regardons ce que les frères arabes font pour les palestiniens. Jusqu’ici les pays du Golfe (représentant l’essentiel des ressources de la Ligue Arabe) accordaient 55 millions $ par mois aux palestiniens. Aujourd’hui les pays du Golfe Persique produisent et vendent environ 20 millions barils/jour. Peu ou prou, en janvier 2007 le baril se négociait à moins de 50 $. Il a pris en 12 mois presque 40 $ de surcoût. Soit, par jour, un revenu supplémentaire de 800 millions de dollars : ce que la Ligue Arabe (donc y compris tous les autres pays arabes qui exploitent du pétrole) donnait aux frères palestiniens, c’est moins de 2 minutes de surcoût du prix de cette année. Mais voilà qu’à Paris, ils s’engagent à donner 550 Millions de dollars, soit 22 minutes de surcoût du prix journalier du pétrole ! Applaudissez, bonnes gens !
65 % des palestiniens sont adversaires de l’existence d’un Etat Juif, Israël. 51 % de la population de l’Arabie Saoudite considèrent que les Arabes doivent continuer leur lutte contre Israël jusqu’à sa disparition (AP ce jour). Le principal négociateur palestinien, tout en discutant de la création de son état avec les Israéliens, déclare qu’Israël ne sera jamais reconnu comme état juif. Déclaration, au fond, pas tellement différente de celles du Hamas qui ne reconnaîtra jamais Israël et de l’Iran qui a mis sur le frontispice de sa constitution l’objectif de la disparition d’Israël. Pas différente non plus de la Charte de l’OLP qui n’a jamais été modifiée (nonobstant les promesses faites après Oslo ou à Bill Clinton pour lequel on a organisé même une mise en scène laissant croire le contraire) et prévoit toujours la disparition d’Israël comme objectif final de la lutte de libération du peuple palestinien et l’initiative arabe qui promet la reconnaissance d’Israël, à condition que ce ne soit pas le même état (frontières, territoires, populations, etc.,). Pour tout cela, depuis Oslo (1993) les palestiniens ont reçu environ 10 milliards de $ de dons et l’UNRWA (organisation de l’ONU) a ajouté au moins encore 7 milliards de $. En 2007, seulement, l’Europe a donné aux palestiniens presque 1,5 milliards de $. Ces chiffres donnent à rêver, mais donnent à vomir aussi car ils n’ont qu’une seule explication, celle de vouloir retarder la marche du monde musulman vers la conquête du monde. Et si dans la foulée on sacrifie Israël, de toute façon, c’est de sa faute, la faute des juifs.
Il y a ceux qui disent que si le conflit israélo-palestinien est résolu, ses conséquences assureront la stabilité de la région. Mais quelle est la liaison entre ce qui se passe au Liban (élection d’un président reportée pour la neuvième fois) et le conflit israélo-arabe ? Quelle est la liaison entre ce qui se passe en Irak, où les Sunnites étripent les Shiites et vice-versa, et ce conflit ? Quelle est la liaison entre le Darfour ou le Tchad et ce conflit ? Qui peut croire que tous ceux qui sont entraînés dans ces conflits regardent et puisent leur force dans ce qui se passe à Gaza ?
En réalité, les 56 conflits de par le monde dans lesquels sont engagés les 56 pays musulmans constituent les prolégomènes de ce qui attend l’Europe, première terre à conquérir selon le Guide Suprême de la Libye que notre pays a reçu avec le faste dû à son passé de terroriste et sponsor du terrorisme. L’Europe qui ne veut pas admettre qu’elle participe à une guerre qui lui est imposée et qui a fait sien le mot de George Orwell «la manière la plus rapide de finir une guerre c’est de la perdre», surtout sans combattre.
© Martin Birnbaum pour LibertyVox
http://www.libertyvox.com/article.php?id=285
------------------------------------------------------------------------------------------par Daniel Pipes
Jerusalem Post
19 décembre 2007
Version originale anglaise: Fund the Palestinians? Bad Idea
Adaptation française: Alain Jean-Mairet
Le financement plus que généreux de Mahmoud Abbas et de l'Autorité palestinienne en vue d'instaurer la paix est l'un des axes constants de la politique occidentale – y compris israélienne – depuis la prise du pouvoir par le Hamas à Gaza, en juin dernier. Cet afflux de fonds est contreproductif et doit être stoppé. Urgemment.
Un peu de contexte: Paul Morro, du Service de recherche du Congrès, indique qu'en 2006, l'Union européenne et ses États membres ont donné 815 millions de dollars à l'Autorité palestinienne; les États-Unis ont versé 468 millions de dollars. L'ensemble des dons atteint un total de quelque 1,5 milliard de dollars.
Et l'aubaine ne cesse de prendre de l'ampleur. Le président George W. Bush a demandé un supplément de 410 millions de dollars en octobre, après une donation de 77 millions de dollars plus tôt cette année. Le Département d'État justifie cette somme somptueuse en affirmant qu'elle «répond à un besoin crucial et immédiat de soutenir un nouveau gouvernement de l'Autorité palestinienne (AP) que les États-Unis et Israël considèrent comme un authentique allié pour la paix». Lors d'une audition récente, Gary Ackerman, président de la sous-commission parlementaire sur le Moyen-Orient et l'Asie du Sud, a approuvé le don supplémentaire.
Bien décidée à ne pas se contenter de l'argent des contribuables, la secrétaire d'État Condoleezza Rice lança le 3 décembre dernier un plan de partenariat privé – «U.S.-Palestinian Public Private Partnership» – impliquant des poids-lourds financiers tels que Sandy Weill et Lester Crown, afin de financer, selon Rice, «des projets permettant d'atteindre directement les jeunes Palestiniens, de les préparer aux responsabilités de la citoyenneté et de la gouvernance» et qui «ont un énorme impact positif».
Un rapport indique que l'Union européenne a transféré près de 2,5 milliards de dollars aux Palestiniens cette année.
Sur ces entrefaites, Abbas a annoncé son objectif de collecter des promesses pour un total de 5,8 milliards de dollars d'aides sur une période de trois ans, de 2008 à 2010, lors d'une «Conférence des donateurs de l'Autorité palestinienne» à laquelle ont assisté 90 États lundi à Paris (sur la base de la meilleure estimation disponible qui fait état de 1,35 million de Palestiniens en Cisjordanie, cela équivaut à une somme d'argent ahurissante: plus de 1400 dollars par an et par habitant, soit à peu près le revenu annuel d'un Égyptien). Avec l'accord du gouvernement israélien, Abbas a immédiatement réuni le montant souhaité pour 2008 lors de la conférence des donateurs.
Bon, si ça marche, c'est une affaire, n'est-ce pas? Quelques milliards pour mettre un terme à un dangereux conflit centenaire – c'est donné.
Mais des recherches novatrices signées par Steven Stotsky, un analyste du «Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America» (CAMERA) montrent qu'historiquement, les afflux de fonds versés aux Palestiniens ont eu l'effet contraire. En se basant sur les données de la Banque mondiale, du Fond monétaire international et d'autres statistiques officielles, Stotsky compare deux évolutions intervenues depuis 1999: celle de l'aide budgétaire annuelle à l'Autorité palestinienne et le nombre annuel d'homicides commis par des Palestiniens (incluant tant les activités criminelles que le terrorisme et les victimes tant israéliennes que palestiniennes). Combinées sur un même graphique, les deux courbes présentent des similitudes troublantes:
La corrélation est encore plus nette lorsque l'aide est superposée aux homicides commis l'année suivante:
Bref, pour chaque montant d'env. 1,25 million de dollars versé, on peut compter une mort violente dans l'année. Comme le souligne Stotsky, «ces statistiques ne signifient pas que l'aide étrangère est la cause des violences, mais elles remettent en question l'efficacité des donations de l'extérieur dans la lutte pour promouvoir la modération et contrer le terrorisme».
Le cas palestinien s'inscrit dans un phénomène plus général, comme l'ont relevé Jean-Paul Azam et Alexandra Delacroix dans un article de 2005, «Aid and the Delegated Fight Against Terrorism» (l'aide et la délégation de la lutte contre le terrorisme). Ils y révèlent ainsi «des résultats empiriques très solides montrant que les ressources investies dans les activités terroristes d'un pays quelconque affichent une corrélation positive avec le montant de l'aide étrangère reçue par ce pays» – plus il y a d'aide, plus il y a de terrorisme.
Si ces études s'opposent à l'hypothèse conventionnelle voulant que les Palestiniens soient poussés à la violence par la pauvreté, le chômage, la répression, l'«occupation» et le malaise, elles confirment en revanche l'argumentation que je défends depuis bien longtemps et selon laquelle le problème vient de l'exaltation des Palestiniens. Mieux les Palestiniens sont financés, plus ils sont forts et plus ils se sentent enclins à prendre les armes.
Une conception incohérente de l'économie de la guerre prévaut en Israël depuis le début des négociations d'Oslo, en 1993. Au lieu de priver leurs ennemis palestiniens de ressources, les Israéliens ont alors suivi les rêveries mystiques de Shimon Peres, exprimées notamment dans son ouvrage de 1993, The New Middle East (Le nouveau Moyen-Orient), et les ont renforcés au plan économique. Comme je l'écrivais en 2001, cela «revient à envoyer des ressources à l'ennemi alors que les combats font encore rage – ce qui n'est pas une très brillante idée».
Plutôt que de financer davantage encore le bellicisme palestinien, les États occidentaux, à commencer par Israël, devraient supprimer tous les soutiens financiers à l'Autorité palestinienne.
http://fr.danielpipes.org/article/5278
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Déjà affaiblie par des conflits internes (multiplications des attentats terroristes) l´Indonésie a été touchée de plein fouet par le tsunamie du 26 décembre 2004.
Les 3/4 des côtes du pays sont dévastées. Au moins 220 000 morts. Des dizaines de milliers ont perdu leurs maisons. Plus d´un million de déplacés. Un paysage de guerre, comme si des bombes s'étaient abattues sur les villages.
Les journalistes de la BBC, qui ont eu accès aux chiffres d’une banque des Nations-unies, révèle que la moitié des dons n’a pas été utilisée. Sur les 6,7 milliards de dollars récoltés finalement, 3,3 milliards dorment sur des comptes en banques.
«Mais qu’est-ce qu’on va faire de tout cet argent?», s’inquiétait déjà un conseiller du secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, en janvier 2004.
"On a trop donné", rappelle Rony Brauman, fondateur de Médecins sans Frontières.
Les humanitaires se défendent en expliquant qu’ils développent des programmes sur le long terme, avec des financements courant jusqu’en 2010. Mais les particuliers savent rarement si et à quoi leurs dons ont pu servir.
À bon entendeur lire la suite : ( l´argent empeche t-il le naturel de revenir au galop?)
mercredi 26 décembre 2007, mis à jour à 12:16
Catastrophe
En Indonésie, nation la plus touchée par le Tsunami de 2004,la reconstruction a été retardée par la bureaucratie et la corruption,mais est sur la bonne voie.
e 26 décembre 2004, un séisme de magnitude 9,3 au large de l'île de Sumatra générait des vagues géantes qui faisaient 220.000 morts dont 168.000 dans la région indonésienne d'Aceh. Des centaines de kilomètres de littoral y étaient ravagés.
Jakarta avait estimé le coût de la reconstruction d'Aceh à 4,78 milliards de dollars. Mais la province a finalement bénéficié d'une manne d'environ 6 milliards de dollars fournie par la communauté internationale, un record pour l'Indonésie.
La bureaucratie indonésienne, le laborieux montage des projets d'assistance dans un pays rongé par la corruption et les longs déblocages de l'argent public dans les pays donateurs ont retardé l'immense chantier: les gros programmes d'infrastructures, les plus longs et les plus chers, n'ont vraiment débuté qu'en 2006 et ils dureront au moins jusqu'en 2009.
"Deux tiers du chemin parcouru"
Des responsables indonésiens et étrangers s'estiment, aux deux tiers du chemin parcouru, satisfaits. Le Fonds multidonateur (MDF), un vaste fonds fiduciaire de 673 millions de dollars administré par la Banque mondiale, a annoncé avoir affecté à divers projets de réhabilitation 492 millions, desquels 270 ont déjà été dépensés. "Au final on voit les résultats sur le terrain, c'est un programme qui concerne des routes, des maisons, les moyens d'existence de la population, des écoles, des hôpitaux", a déclaré cette semaine à Jakarta Joachim von Amsberg, directeur de la Banque mondiale en Indonésie.
Le Fonds multidonateur a selon lui permis de réaliser des milliers de kilomètres d'axes routiers, 282 écoles et 43 cliniques. Des actions pour prévenir les détournements ont été prises, a-t-il assuré. "Je n'affirmerais jamais qu'il y a zéro corruption et zéro perte dans les financements de la Banque mondiale, mais je dirais que nous faisons, avec nos partenaires, ce que nous pouvons raisonnablement faire pour réduire ces riques".
A Aceh la majorité de l'aide n'a toutefois pas été financée par le Fonds multidonateur mais par des ONG humanitaires, d'autres institutions internationales comme celles de l'ONU et des gouvernements étrangers.
Une zone pacifiée
Tout l'effort continue à être coordonné côté indonésien par l'Agence de réhabilitation et de reconstruction d'Aceh et Nias (BRR). Son chef, Kuntoro Mangkusubroto, un ancien ministre réputé intègre, a estimé que la paix retrouvée à Aceh a été cruciale. La région autrefois fermée a été le théâtre pendant 29 ans d'un conflit séparatiste meurtrier. La catastrophe du tsunami a paradoxalement permis de la pacifier et d'y organiser des élections libres.
Le BRR avait fixé l'objectif de reconstruire 120.000 habitations et selon M. Mangkusubroto le cap des 100.000 a été dépassé. En revanche moins de la moitié des 2.000 écoles prévues ont été bâties. Le patron du BRR estime que l'incertitude règne sur l'après-2009, quand l'agence bouclera sa mission: les autorités locales pourraient peiner à reprendre le flambeau.
Un autre souci majeur pour les années à venir sera l'économie : si les habitants d'Aceh disposeront d'un foyer, les experts ne prévoient pas de relance des secteurs industriel et agricole, en pleine stagnation.
mercredi 26 décembre 2007:
Les pires glissements de terrain subis par cette région depuis 25 ans. Des milliers de personnes, leurs maisons ensevelies ou emportées, se dirigent vers les centres d'accueil.
Les glissements de terrain sont fréquents en Indonésie, où les pluies tropicales peuvent rapidement saturer les flancs des collines, privées par la déforestation de végétation susceptible de retenir la terre.
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par Daniel Pipes
Jerusalem Post
27 décembre 2007
Les Palestiniens doivent ressentir toute l'amertume de l'échec pour pouvoir abandonner leur objectif malsain qui consiste à éliminer leur voisin israélien et commencer à construire une économie, un système politique, une société et une culture qui leur sont propres. Il n'y a pas de raccourcis vers cette issue favorable. Ceux qui se préoccupent authentiquement du sort des Palestiniens doivent souhaiter que leur désespoir soit imminent, de sorte que des gens talentueux et dignes puissent émerger du barbarisme actuel et bâtir un avenir convenable.
Ainsi, par une curieuse ironie du sort, l'énorme gaspillage de l'aide financière occidentale va accélérer ce désespoir de deux manières: en favorisant le terrorisme et en pervertissant l'économie, deux phénomènes qui impliquent un déclin économique. La loi des effets pervers a rarement travaillé de manière aussi imaginative.
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Des donateurs pour l’Etat palestinien grugés, mais toujours généreux.
Par Véronique Chemla pour Guysen International News
Dimanche 23 décembre 2007 à 23:14
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''La conférence de Paris est dans la continuité de celle d’Annapolis'' (27 novembre 2007)
Les divers orateurs martèlent « le but à atteindre » - la création d’un Etat palestinien -, mais ne déployent pas le même zêle à l’égard des demandes des indépendantistes corses, basques, irlandais ou tchétchènes.
Le cadre de cet Etat, « rêve de Yasser Arafat qui a mis les fondations d’une renaissance palestinienne » selon le président Abbas ? Les résolutions des Nations unies, l’initiative saoudienne acceptée par la Ligue arabe et la « Feuille de route » (Road map) qui en 2003 demandait à l’AP de combattre les groupes terroristes. Une obligation dont ne s’est pas acquittée l’AP qui contrôlait alors la bande de Gaza.
Généreux, les donateurs promettent 7,48 milliards de dollars sur trois ans, dont 3,4 milliards pour 2008, à la construction institutionnelle et la reprise économique de l’Etat palestinien (6). Une somme à comparer aux « huit à neuf milliards de dollars donnés à l’AP depuis la signature des accords d’Oslo » (7), en 1993. En d’autres termes, en une année, l’AP va recevoir un tiers de l’aide accordée en 14 ans.

Ces bailleurs de fonds ne s’interrogent pas sur la destination de ces huit à neuf milliards de dollars et ne recherchent pas la fortune d’Arafat (8). Ils feront transiter leur 7,48 milliards de dollars via un mécanisme européen institué en juin 2006, le TIM (Mécanisme international temporaire), qui sera remplacé en 2008 par le dispositif PEGASE (Gestion palestino-européenne de l’aide socio-économique) « mis en œuvre en étroite coopération avec » l’AP.
De plus, Israël continuera à transférer les taxes et autres revenus douaniers collectés au nom de l’AP au « gouvernement palestinien engagé à respecter les trois principes du Quartet ».

Un avenir obéré
Avec une prétention naïve - résoudre en un an une longue guerre, existentielle pour Israël -, et dangereuse par son manque de lucidité, les donateurs persistent dans une voie menant à une pseudo paix, mais sans analyser la nature de ce conflit né d’un refus musulman de l’Etat juif (9).
Ils n’en tirent pas les conclusions, si douloureuses soient-elles.
En outre, ils démontrent une incapacité ou un manque de volonté à imaginer de nouvelles perspectives, un autre cadre, ou des partenaires différents, tant ils sont ligotés par la reconnaissance comme « seul représentant légitime du peuple palestinien » de l’OLP, dont le Fatah est une composante majeure.
Ils vont allouer de nouveau des sommes importantes aux mêmes responsables de l’AP, dont le Premier ministre Salaam Fayyad, qui a exercé cette fonction en 2002 et a été ministre des finances de 2002 à 2005. Des leaders qui ne reconnaissent pas le caractère juif de l’Etat d’Israël.
Il est à craindre que ces 7,48 milliards de dollars ne réduiront pas le terrorisme. Steven Stotsky a démontré une corrélation entre l’aide budgétaire accordée à l’AP et l’activité terroriste qui évoluent dans le même sens. Ainsi, le terrorisme croît avec l’afflux financier (10).
Certes, les gouvernements israélien et palestinien sont tancés de remplir leurs obligations respectives, mais de manière si déséquilibrée…
Placer sous un seul commandement et « réformer les forces de sécurité qui doivent gagner en professionnalisme ». Telles sont les deux missions essentielles assignées à l’AP. Car, pour les donateurs, la violence vient de « milices » et du Hamas qu’ils ne nomment pas, sinon de manière allusive (« putschistes »).
Cette obligation sécuritaire respectabilise à tort le Fatah, dont « 612 policiers, soit 4,5% des 13 000 de la bande de Gaza, ont participé au putsch du Hamas » selon le commandant de police Kamal al-Sheikh (11).
De plus, le 29 novembre 2007, le Fatah a annoncé qu’il serait aux côtés du Hamas, contre Israël, en cas d’intervention militaire israélienne dans la bande de Gaza.
Enfin, selon WorldNetDaily, l’AP va professionnaliser ses forces de sécurité en recrutant 15 000 Palestiniens armés, dont des milliers des Brigades des martyrs al-Aqsa en plus de ceux déjà employés (12). Rappelons que les Brigades des martyrs d’al-Aqsa, branche armée du Fatah, ont revendiqué le meurtre d’Ido Zoldan (z’’l), âgé de 29 ans, le 19 novembre 2007, près de Kedumim (13).
Certains orateurs prônent une réconciliation nationale sous la férule du président Abbas. A terme, l’union du Fatah et du Hamas ? Celui-ci a obtenu un soutien massif de centaines de milliers de Gazaouis lors de son 20e anniversaire, le 15 décembre 2007, deux jours à peine avant cette conférence.
Sur Israël pèsent des pressions urgentes et dangereuses : alléger les restrictions à la circulation pour permettre la réussite du PRDP et l’amélioration de la vie quotidienne des Palestiniens afin que ceux-ci adhèrent au « processus de paix ». Des restrictions pragmatiques motivées par le souci de la sécurité des Israéliens. Et qui permettent à l’AP de désigner à l’avance le responsable de ses éventuels futurs échecs : Israël.
Surtout cette manne financière n’est conditionnée ni par des informations sur le sort de Guilad Shalit, ni par la reconnaissance du caractère juif de l’Etat d’Israël par les dirigeants de l’AP et par la population palestinienne (14), ni par l’arrêt de l’enseignement de la haine des juifs et des Croisés via les manuels scolaires, les émissions télévisées où l’Etat d’Israël est peint aux couleurs du drapeau palestinien (15) ou les noms des rues, etc.
En laissant vitupérer contre Israël, les donateurs obèrent l’avenir. En effet, comment songer faire la paix avec un Etat qui se conduit aussi cruellement ?
Preuve est donnée dès le lendemain de la conférence des donateurs.
Lors du 13e séminaire méditerranéen de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) à Tel-Aviv, Tzipi Livni déclarait : « J’ai été un peu déçue aujourd’hui [18 décembre 2007] de ne pas voir les représentants de certains Etats dont, bien que nous n'ayons pas de relation diplomatique, j’ai rencontré les ministres des Affaires étrangères hier, à Paris ».
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http://www.guysen.com/articles.php?sid=6524