Ceintures explosibles (enfants israel/palestine).

Publié le par elie

Yasser Arafat avait annoncé que la victoire contre l'ennemi sioniste serait acquise grâce aux ventres des femmes musulmanes.

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mercredi 7 mars 2007

 

La question démographique est depuis l'origine au cœur du conflit israélo-arabe. Les Israéliens ont souvent eu et ont encore l'impression d'être une petite ile de 5 millions de Juifs face à 300 millions d'Arabes - ou un milliard de musulmans depuis que le conflit s'est fait plus religieux. Cependant, ces masses de centaines de millions de personnes n'ont jamais été qu'une menace virtuelle - elles ne vont pas débarquer aux frontières d'Israël pour l'envahir.

Par contre, la question devient nettement plus concrète dans le cas des Palestiniens et des Arabes israéliens. Le danger qu'ils deviennent une majorité sur la Terre d'Israël ou à l'intérieur de l'Etat d'Israël a motivé certaines décisions politiques majeures - comme le désengagement de Gaza.

Commençons donc par la question palestinienne:
Après la faillite des Accords d'Oslo en 2000, la gauche israélienne a abandonné la thèse de "la Terre contre la Paix" pour "la Terre contre la sauvegarde de l'identité juive d'Israël".
L'idée est simple: les Arabes sur la zone Israël + territoires "disputés" sont en passe de devenir majoritaires. D'après les statistiques officielles palestiniennes, il y avait en 2005 environ 3,8 millions d'habitants dans les territoires - 1,4 million
à Gaza, 2,4 millions en Judée-Samarie. Si on y ajoute les Arabes israéliens, 1,4 millions - on arrive à un chiffre presque égal à celui des Juifs (5,3 millions). Sachant que la croissance démographique arabe est supérieure à celle des Juifs, ces derniers sont sur le point de devenir une minorité sur la Terre d'Israël.
A long terme, cela transformerait Israël en Etat d'apartheid ou bi-national, ce qui est intolérable dans les deux cas. Il faut donc abandonner les territoires pour sauver Israël. C'est, officiellement, cette argumentation qui a convaincu Ariel Sharon et l'aile gauche du Likoud de mener le plan de désengagement de Gaza.

Le problème n'est pas seulement que cette argumentation additionne des pommes et des poires (les Arabes israéliens et les Palestiniens des territoires), mais surtout qu'elle soit fondée sur des données erronées !
En 2005, un groupe de chercheurs israélo-americains a publié une étude selon laquelle il n'y avait pas 3,8 millions de Palestiniens dans les territoires, mais ... 2,4 millions, et que le rapport entre Juifs et Arabes sur la Terre d'Israël était stable depuis 1967 aux alentours de 60%-40%. En fait, d'après eux, le temps joue en faveur des Juifs - la natalité arabe baisse, et l'émigration est forte. La polémique fut largement diffusée dans le journal Haaretz et même si toutes les conclusions de cette étude n'ont pas été acceptées par tous, certains points ont été reconnus par les Palestiniens eux-mêmes, comme le fait que les 3,8 millions comptés par les statistiques palestiniennes incluaient plus de 300,000 Arabes israéliens qui finissaient donc compt
és deux fois.
D'autres estimations, comme celles de l'armée israélienne ou du démographe Arnon Sofer, évaluent la population palestinienne aux alentours de 2,8-3 millions.
Dans tous les cas, aujourd'hui Gaza n'est plus sous domination israélienne et la menace démographique palestinienne a largement disparu du discours publique - alors que la question des Arabes israéliens est passée sur le devant de la scène.
 

http://extrael.blogspot.com/2007/03/la-menace-dmographique-1-les.html

jeudi 8 mars 2007

La menace démographique - 2. Les Arabes israéliens
 

Alors que la gauche israélienne a centré son approche de la menace démographique arabe sur les Palestiniens des territoires, une partie de la droite, en particulier le parti Israel Beitenou d'Avigdor Lieberman, insiste au contraire sur les Arabes israéliens. L'argument est simple: les Palestiniens ne sont pas citoyens d'Israël, ne votent pas, et ne menacent pas l'identité du pays quelque soit leur nombre. Par contre, les Arabes israéliens, qui ne servent pas dans l'armée, et s'identifient aux ennemis d'Israël, représentent une menace beaucoup plus concrète de transformation du pays en Etat binational et à terme - arabe. Lieberman propose donc de procéder a un échange de territoires avec les Palestiniens - en échange des implantations, Israel donnerait les zones arabes israéliennes proches des territoires.

Le fait est que les représentants et les intellectuels du public arabe israélien font absolument tout pour renforcer ces sentiments en se lançant les uns apres les autres dans une course à l'antisionisme le plus virulent, et certaines enquêtes laissent sous-entendre que les Arabes israéliens dans leur ensemble ont adopté certaines de ces vues.

Les Arabes israéliens (y compris les Arabes de Jérusalem) représentent aujourd'hui 20% de la population d'Israël - soit 1,4 million de personnes. 83% d'entre eux sont musulmans, le reste se partageant équitablement entre druzes et chrétiens. Leur natalité est supérieure à celle des Juifs et la part des naissances arabes atteint 27% des naissances en Israël. Pour 2020, certaines études parlent de 25% de musulmans en Israël.

Cependant, les prévisions en matière de démographie ont tendance à se révéler systématiquement fausses et celles-ci ne devraient pas échapper à cette règle.
La natalité arabe a atteint son pic dans les années 60 lorsque le taux de fécondité atteignait 9 enfants par femme (record mondial) et est progressivement tombé à 4,7 en 1990 tandis que celui des juives se stabilisait à 2,6. A partir du milieu des années 90, la natalité chrétienne puis druze a recommencé à chuter pour tomber en 2005 à respectivement 2,2 et 2,6, et ce phénomène a finit par toucher les femmes musulmanes à partir de 2001. En 2005, l'indice était tombé à 4, et sans doute 3,7 en 2006 - tandis que l'indice de fécondité des femmes juives remontait à 2,7-2,8. Plus clairement encore: de 2000 a 2006, le nombre de naissances juives est passé de 92,000 à 107,000 tandis que le nombre de naissances arabes reculait de 40,000 à 36,000.

Les raisons de cette évolution sont connues: les jeunes femmes arabes sont plus éduquées que leurs mères, et travaillent de plus en plus même si le taux d'activité des femmes arabes n'est que de 18% contre 55% pour les juives) ; et depuis 2004, les coupes du gouvernement dans les allocations familiales ont eu un effet radical sur la natalité des bedouins.

Là encore, la réalité démographique semble plus forte que l'hystérie médiatique.

 
6 commentaires:
henry a dit…

La meilleure facon de faire baisser la natalite c'est l'augmentation du niveau de vie. De toute maniere cette terre est surpeuplee et cette course au nombre est ridicule et suicidaire !

Anonyme a dit…

...Le sdeux à la fois ; La terre de la promesse n'est jamais surpeuplée et l'eneju démographique est majeur.
Si les Juifs n'y sont pas majoritaires, les Musulmans ne les respecteront pas.

Anonyme a dit…

les arabes israéliens sont dans leur pays, ils y vivaient avant la création de l'Etat d'Israël. C'est normal qu'ils y restent, et ils ne peuvent pas montrer une allégeance pour un Etat qui leur a tout pris, qui s'est construit sur l'expulsion de leurs familles. La Palestine c'est leur pays, et les juifs doivent ou vivre avec eux ou s'en aller.

Anonyme a dit…

Bravo d'abord aux créateurs de ce nouveau blog, un bien sincère "mazel tov" ... mot hébreu, dit volontairement pour dire aussi m... à l'antisémite-antisioniste du commentaire précédent. A propos de "l'état qui a tout pris aux Arabes", j'espère que EXTRAEL publiera des photos de l'état lamentable du pays avant "l'invasion sioniste" : combien de terrains étaient cultivés, combien il y avait de routes, combien d'habitants dans les grandes villes, quelle "industrie" existait, etc. Parce qu'il y en a plus que marre de ce discours raciste et infect : les Arabes qui sont partis (DU FAIT D'UNE GUERRE QU'ILS ONT PROVOQUE PAR REFUS DE TOUT COMPROMIS - PARCE QUE DE TOUTE MANIERE ILS N'ONT JAMAIS ACCEPTE LA MOINDRE LIBERTE A LA MOINDRE MINORITE CHEZ EUX, ET LES JUIFS ETAIENT AUSSI UNE MINORITE DANS LE MONDE ARABE, sont allés vivre quelques dizaines de kilomètres plus loin, et ont bénéficié (cas unique au monde) des subventions de l'ONU pour eux, leurs enfants, leurs petits-enfants, etc. Des réfugiés perpétuels pour empêcher tout règlement du conflit ! A côté de cela, le fanatisme et le racisme des "pauvres, pauvres Musulmans" a contraint à l'exil un million de Juifs et plusieurs millions de chrétiens. Dont on ne parle jamais. Qui n'ont reçu aucune internationale. Qui sont allés vivre, eux, bien loin en Europe ou en Amérique. Et qui ne font ni chantage, ni terrorisme, ni séance de pleurs à la télé !!!
Merci enfin à EXTRAEL de donner, si possible, des chiffres sur le niveau de vie de comparé des Arabes israéliens "à qui on a tout pris" et sur celui des pays voisins. Question expulsions, il y a AUSSI DES SITES QUI RACONTENT CE QU'ONT FAIT "LES PAUVRES, PAUVRES VICTIMES" AUX JUIFS !!!

Benj a dit…

Merci pour vos commentaires. Nous ecrirons un article sur la vie des arabes israeliens dans un futur proche.

Anonyme a dit…

Article tres interessant du journaliste Akiva Eldar sur ce site
http://observateurs.blogspot.com/2007/03/comment-isral-en-est-arriv-l.html

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