spoliation des chretiens palestiniens

Publié le par elie

Le Christianisme se meurt sur les lieux de sa naissance
par Daniel Pipes
New York Sun
13 septembre 2005

Version originale anglaise: Christianity Dying in Its Birthplace

Adaptation française: Alain Jean-Mairet

Ce que certains observateurs appellent un pogrom se déroula près de Ramallah, en Cisjordanie, dans la nuit du 3 au 4 septembre. Alors, une quinzaine de jeunes Musulmans du village de Dair Jarir saccagèrent Taybeh, un village voisin habité par quelque 1500 Chrétiens.

Le motif de cette attaque? Une femme musulmane de Dair Jarir nommée Hiyam Ajaj et âgée de 23 ans tomba amoureuse de son patron chrétien, Mehdi Khouriyye, propriétaire d'une boutique de tailleur à Taybeh. Le couple eut une relation clandestine durant deux ans. Puis, la femme fut enceinte vers le mois de mars 2005. Lorsque les membres de sa famille l'apprirent, ils l'assassinèrent. C'était le 1er septembre à peu près. Insatisfaits par ce «meurtre d'honneur» – car la loi islamique interdit formellement à des non-Musulmans d'avoir des relations sexuelles avec des Musulmanes –, les hommes de la famille Ajaj voulurent se venger de Khouriyye et de sa famille.

Deux jours plus tard, ils attaquèrent Taybeh. Les Ajaj et leurs amis s'introduisirent de force dans les maisons et y volèrent des meubles et des appareils électriques. Ils lancèrent des cocktails Molotov contre certains bâtiments et répandirent du kérosène sur d'autres, puis les incendièrent. Les dégâts portent sur au moins 15 maisons, quelques magasins, une ferme et une station-service. Les assaillants détruisirent également des voitures, pillèrent massivement et démolirent une statue de la Vierge Marie.

«C'était comme une guerre», déclara un habitant de Taybeh au Jerusalem Post. Des heures s'écoulèrent avant que les services de sécurité et les pompiers de l'Autorité palestinienne n'arrivent sur place. Les 15 assaillants ne passèrent que quelques heures dans les locaux de la police avant d'être libérés. Mais Khouriyye a été arrêté par la police arabe palestinienne, maintenu en détention et, selon les dires de sa famille, frappé à plusieurs reprises.

Comme le relève le service d'informations Adnkronos International, pour les Chrétiens palestiniens, «le fait que les agresseurs musulmans aient été relâchés alors que le propriétaire chrétien de la boutique de tailleur soit encore en détention symbolise au mieux l'indifférence de l'AP devant la situation désespérée des Chrétiens palestiniens et au pire son parti-pris à leur encontre».

Un cousin, Suleiman Khouriyye, dit en désignant sa maison incendiée: «Ils ont fait cela parce que nous sommes Chrétiens. Ils ont fait cela parce que nous sommes en position de faiblesse.» Les Khouriyye et d'autres se rappellent les assaillants hurlant «Allahu Akbar» et des slogans antichrétiens tells que: «Brûlez les infidèles, brûlez les croisés." Ce à quoi un cousin non-repenti de Hiyam Ajaj réplique: «Nous avons brûlé leurs maisons parce qu'ils ont déshonoré notre famille, pas parce qu'ils sont chrétiens.»

Cette attaque s'inscrit dans un contexte plus large. Selon le custode catholique de Terre Sainte, Pierbattista Pizzaballa, les Chrétiens de la seule région de Bethléem sont subi 93 cas d'injustice entre 2000 et 2004. Le pire d'entre eux s'est déroulé en 2002, lorsque des Musulmans assassinèrent les deux sœurs Amre, âgées de 17 et 19 ans, qu'ils qualifiaient de prostituées. L'autopsie révéla cependant que les deux adolescentes étaient vierges – et qu'elles avaient été torturées au niveau des organes génitaux.

«Presque quotidiennement – je répète, presque quotidiennement –, notre communauté est harcelée par des extrémistes islamiques dans ces régions», ajoute M. Pizzaballa. «Et si ce ne sont pas les membres du Hamas ou du Djihad islamique, ce sont des heurts avec (…) l'Autorité palestinienne.» Outre les islamistes, on parle aussi d'une «mafia musulmane». Celle-ci, avec la complicité de l'AP, menacerait les propriétaires chrétiens de terres et d'immeubles, parvenant ainsi souvent à les obliger à abandonner leur propriété.

La campagne de persécution réussit. Alors que la population chrétienne d'Israël augmente, celle des territoires palestiniens chute précipitamment. Bethlehem et Nazareth, deux villes chrétiennes historiques depuis près de deux millénaires, sont maintenant majoritairement musulmanes. En 1922, les Chrétiens étaient plus nombreux que les Musulmans à Jérusalem; aujourd'hui, ils ne constituent plus que 2% de la population de la ville.

«Se peut-il que la présence chrétienne se retrouve réduite à des églises vides et à une hiérarchie sans congrégation et sans ouailles sur le lieu même de la naissance du Christianisme?» se demande Daphne Tsimhoni dans le Middle East Quarterly. On voit mal en effet ce qui pourrait empêcher cette vision de devenir réalité.

L'un des facteurs susceptibles de prévenir cette issue serait une prise de position claire des principales églises protestantes contre les harcèlements et les expulsions des Chrétiens palestiniens par les Musulmans palestiniens. Pour l'instant, hélas, l'Église épiscopale, l'Église luthérienne évangélique, l'Église méthodiste, l'Église presbytérienne ainsi que l'Église unifiée du Christ choisissent d'ignorer le problème.

Au lieu de réagir, elles se complaisent dans l'expression de critiques moralisatrices contre les spectateurs israéliens et vont même jusqu'à leur retirer leurs fonds d'investissement. En les voyant s'obstiner ainsi contre Israël et rester silencieuses au spectacle du Christianisme qui se meurt sur les lieux de sa naissance, on se demande bien ce qui pourra les sortir de leur torpeur.

http://fr.danielpipes.org/article/2940

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              LA FAUTE A ISRAEL?
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Les Chrétiens disparaissent d'Irak
par Daniel Pipes
New York Sun
24 août 2004

Version originale anglaise: Christians Disappearing From Iraq

Adaptation française: Alain Jean-Mairet

«Que font les Musulmans?» demandait le frère Louis, un diacre de l'Église catholique assyrienne de Notre-Dame du Salut, à Bagdad, quelques minutes après que celle-ci ait été le théâtre d'une explosion criminelle. «Cela signifie-t-il qu'ils veulent nous [les Chrétiens] chasser d'ici?»

Oui, sans doute. Notre-Dame du Salut n'est que l'une des cinq églises visées par une série concertée d'attentats à la bombe perpétrés à Bagdad et Mossoul le dimanche 1er août, entre 18 et 19 heures. Ces attentats à la voiture piégée ont tué au total onze personnes et en ont blessés 55 autres. De plus, la police a pu désamorcer deux autres bombes.

Le moment des attaques a été choisi pour maximiser le nombre de victimes. Le 1er août est un jour férié pour certaines confessions chrétiennes irakiennes et, le dimanche étant un jour de travail ordinaire pour l'Irak à large majorité musulmane, le culte dominical y est pratiqué dans la soirée.

Les cinq attentats ne constituaient de loin pas la première attaque contre la minorité chrétienne lancée depuis la chute de Saddam Hussein. Selon le Barnabas Fund, une organisation d'assistance aux minorités chrétiennes persécutées, plusieurs autres ont été concentrées à la fin de 2003: un missile lancé sur un couvent de Mossoul; des bombes déposées, mais désamorcées, dans deux écoles chrétiennes de Bagdad et Mossoul; une explosion devant une église de Bagdad la veille de Noël; et une bombe, également désamorcée à temps, devant un monastère de Mossoul.

Des islamistes se sont en outre attaqués aux propriétaires, en majorité chrétiens, de magasins d'alcool, de musique et de vêtements dans l'intention de leur faire abandonner leur commerce. Les femmes chrétiennes font l'objet de menaces si elles ne couvrent pas leur tête à la manière musulmane. Des Chrétiens ont été assassinés au hasard.

Ces agressions ont poussé un nombre record de Chrétiens irakiens, qui forment l'une des plus anciennes communautés chrétiennes du monde, à quitter le pays. Un diacre irakien observait ainsi, il y a quelques mois: «Un soir, récemment, l'église a dû consacrer plus de temps à remplir des certificats de baptême pour nos membres qui souhaitaient quitter le pays qu'à participer au culte. (…) Notre communauté est décimée.» La ministre irakienne des Émigrés et des Déplacés, Mme Pascale Icho Warda, estime que 40 000 Chrétiens ont quitté l'Irak dans les deux semaines qui suivirent les attentats du 1er août.

Alors que les Chrétiens ne composent que 3% de la population irakienne, leur proportion du flux de réfugiés se dirigeant vers la Syrie est de l'ordre de 20 à 95%. D'une manière plus générale, une étude estime que quelque 40% des membres de la communauté chrétienne sont partis depuis 1987, année où le recensement révéla la présence de 1,4 million de Chrétiens en Irak.

Bien que les dirigeants musulmans condamnent unanimement ces attaques – le grand ayatollah Ali Al-Sistani les qualifia d'«actes criminels» alors que le gouvernement intérimaire irakien déclara courageusement que «ce choc va unir les Irakiens» –, elles n'en constituent pas moins un tournant majeur vers le déclin et la possible disparition du Christianisme irakien.

Cette issue est d'autant plus probable que les Chrétiens, essentiellement en raison des persécutions islamistes et de taux de natalité plus faibles, sont en voie de disparition dans l'ensemble du Moyen-Orient.

  • La population de Bethlehem et Nazareth, les villes les plus clairement chrétiennes de la planète, resta en majorité chrétienne durant près de deux millénaires. Ce n'est plus le cas. À Jérusalem, le recul a été particulièrement marqué: en 1992, les Chrétiens y étaient plus nombreux que les Musulmans alors qu'ils ne forment plus aujourd'hui que 2% de la population de la ville.
  • La Turquie comptait deux millions de Chrétiens en 1920; ils n'en reste que quelques milliers actuellement.
  • En Syrie, au siècle dernier, les Chrétiens composaient près d'un tiers de la population; aujourd'hui, ce taux a baissé à moins de 10%.
  • Au Liban, ils formaient plus de 55% de la population en 1932; leur proportion y est à présent inférieure à 30%.
  • En Égypte, les Coptes ont émigré pour la première fois en grand nombre depuis les années 1950.
  • Au rythme actuel, les onze millions de Chrétiens du Moyen-Orient auront perdu toute vitalité culturelle et toute importance politique d'ici une ou deux décennies.

Il est intéressant de relever que les Chrétiens réitèrent ainsi l'exode juif intervenu il y a quelques décennies. Environ un million de Juifs vivaient au Moyen-Orient en 1948; ils n'y sont plus (Israël excepté) que 60 000 à peine.

Ensemble, ces nettoyages ethniques de deux anciennes minorités religieuses marquent la fin d'une ère. La diversité de la vie au Moyen-Orient, célébrée de manière magistrale dans «le Quatuor d'Alexandrie» (quatre volumes publiés entre 1957 et 1960) de Lawrence Durrel, se tarit, remplacée par la terne monotonie d'une religion unique et d'une poignée de langages approuvés. La région entière, et non seulement les minorités affectées, sort appauvrie de cette évolution.

http://fr.danielpipes.org/article/2034




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par Amnon Rubinstein

Parmi les accusations et les vociférations contre Israël, il en est une qui
ne concerne pas l¹occupation des Territoires et le traitement des
Palestiniens, mais qui met en cause l¹État juif pour le traitement de ses
propres citoyens arabes. Cette accusation, qui a connu son sommet lors de
l¹ignoble Conférence de Durban, est devenue courante et inclut un large
éventail qui va de l¹accusation de discrimination anti-arabe rampante à la
définition d¹Israël comme régime d¹apartheid. Elle est désormais si répandue
qu¹elle est devenue un vrai truisme, qui ne se discute même plus.
Occupons-nous donc de ce truisme.

Les écarts entre Juifs et Arabes en Israël

Les Arabes d¹Israël jouissent de l¹égalité des droits politiques et sont
exemptés des obligations militaires. Mais leur communauté souffre
d¹allocations budgétaires réduites, d¹une représentation modeste dans les
organismes publics et d¹un revenu moyen inférieur à celui des Juifs.
Par-dessus tout, il y a une sensation d¹aliénation totale, sinon
d¹animosité, entre les deux communautés. Ces réalités ne souffrent aucune
discussion, et elles exigent un immense effort national pour abolir ces
écarts, même si l¹on considère le fait que nous traitons d¹une minorité qui
appartient, et s¹identifie, à la majorité arabe hostile au sein de laquelle
vit Israël. D¹ailleurs, ces dernières années, et particulièrement depuis
qu¹Arafat a lancé sa campagne terroriste contre Israël, certains députés
arabes de la Knesset n¹ont manqué aucune occasion de dénoncer l¹existence
même d¹Israël.

Mais le fait important ­ et généralement ignoré ­ est que, malgré la
détérioration des relations, les écarts entre Juifs et Arabes sont dans une
large mesure hérités du Mandat britannique et que, ce qui est plus
significatif, ils sont en phase de réduction de façon spectaculaire sous
l¹administration israélienne. Ceci est certainement clair pour deux
paramètres décisifs : la santé et l¹éducation.

Arabes chrétiens et musulmans

Nous devons noter que, en étudiant ces écarts, il faut opérer une
distinction entre Arabes chrétiens et musulmans. Les Chrétiens forment en
Israël une minorité petite mais significative : 2% de la population globale,
9% de la population arabe. Deux faits à propos de cette minorité sont peu
connus. Le premier : de tous les pays du Proche-Orient (le Liban excepté),
Israël a proportionnellement la minorité chrétienne la plus importante. Le
second : ce groupe a atteint les succès les plus impressionnants dans les
domaines de l¹éducation et de la santé.

De 34 000 membres en 1960, la population arabe chrétienne en Israël a
constamment augmenté, pour atteindre 110 000 âmes en 2000. Ceci dit, comme
les Chrétiens ont un taux de fécondité inférieur à celui des Musulmans, et
qu¹ils n¹ont pas d¹immigration comme les Juifs, leur proportion dans la
population a décliné. Entre 1967 et 2001, la population chrétienne d¹Israël
a augmenté de 1,8% par an, contre 4,4% pour la population musulmane. Alors
qu¹ils constituaient 21% de la population arabe dans les années 50, ils en
représentent moins de 10% aujourd¹hui.

C¹est cependant ce même facteur ­ la petite taille des familles ­ qui est
probablement la cause des extraordinaires succès de cette minorité. La
mortalité infantile parmi les Arabes chrétiens dans la période 1996-1999 a
été de 4,9 pour mille, contre 9,5 pour mille chez les Musulmans et 4,8 pour
mille chez les Juifs. Cette tendance s¹est poursuivie, et en 2001 elle a
donné un des taux les plus bas au monde : 2,6 pour mille, comme en
Scandinavie et au Japon.

Dans le domaine de l¹éducation, les Chrétiens sont les premiers de la
classe. Ils arrivent à l¹université dans une proportion de 323 pour mille
(pour ceux qui sont nés entre 1965 et 1969), comparés à 108 pour mille chez
les Musulmans et les Druzes; la moyenne nationale est de 131 pour mille.
Alors que la proportion des Arabes chrétiens dans l¹ensemble de la minorité
arabe est de 9%, ils constituent plus d¹un quart de la main d¹¦uvre arabe,
en raison du taux plus élevé de femmes au travail.

Nous voyons donc que l¹argument selon lequel Israël traiterait de manière
raciste ses citoyens arabes, et serait un État d¹apartheid, ne tient pas.
Certes, il subsiste des discriminations dans les allocations budgétaires, et
les Arabes sont encore sous-représentés dans les organismes commerciaux,
publics et gouvernementaux; mais il apparaît clairement que d¹autres
facteurs, comme la famille et les autorités locales, ont une part de
responsabilité dans les importants écarts entre Juifs et Arabes en Israël.




Pour plus d infos: http://www.israelfr.com/tikiwiki/tiki-read_article.php?articleId=53

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                               D
   

              

http://www.dailymotion.com/relevance/search/peril+chretien/video/x2i1co_peril-chretien-part-13_politics


http://www.dailymotion.com/relevance/search/peril+chretien/video/x2i4hm_peril-chretien-part-n23_politics




http://www.dailymotion.com/relevance/search/peril+chretien/video/x2i4no_peril-chretien-part-n33_events



 

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