israel/liban, qui provoque?

Publié le par elie

Le Fatah al-Islam lié à l'attaque contre la Finul

NOUVELOBS.COM | 25.06.2007 | 13:20

 

C'est ce qu'affirme le gouvernement libanais qui s'appuie sur les aveux, début juin, d'islamistes arrêtés.

 

Six casques bleus, trois Espagnols et trois Colombiens, ont été tués par l'explosion (Reuters)

 

Six casques bleus, trois Espagnols et trois Colombiens, ont été tués par l'explosion (Reuters)

 

Le gouvernement libanais a affirmé lundi 25 juin qu'un lien avait été établi entre l'attentat contre la Force intérimaire de l'ONU (Finul) au Liban sud, qui a fait six morts parmi les soldats du contingent espagnol, et les combats entre l'armée libanaise et le Fatah al-Islam dans le nord du pays.
"Il y a un lien entre l'attentat qui a visé le contingent espagnol et les combats entre l'armée libanaise et les terroristes du Fatah al-Islam à Nahr al-Bared", le camp de réfugiés palestiniens, a déclaré à la presse le ministre de l'Information, Ghazi Aridi, à l'issue d'un Conseil des ministres.
"Le Liban est victime d'une vague terroriste qui frappe du nord au sud et qui a visé en dernier le contingent espagnol. Cet attentat a été précédé d'aveux de la part de terroristes arrêtés sur des préparatifs d'attentats contre la Finul", a-t-il assuré.

Aveux d'islamistes

Des sources judiciaires libanaises avaient indiqué début juin que le Fatah al-Islam, engagé dans des affrontements avec l'armée depuis le 20 mai, projetait de s'en prendre à la Finul, citant des aveux d'islamistes arrêtés.
Un porte-parole du Fatah al-Islam, Abou Salim Taha, avait accusé des forces navales de la Finul d'aider l'armée et avait menacé d'attaquer les Casques bleus.
Le gouvernement a appelé en outre au "renouvellement pour un an du mandat de la Finul" et à "la poursuite du soutien de la communauté internationale à la mission de la Finul, notamment des 30 pays qui la composent".

Première attaque meurtrière contre la Finul

En vertu de la résolution 1701 de l'ONU qui a mis fin à la guerre de l'été 2006 entre le Hezbollah chiite et Israël et qui a renforcé les effectifs de la force onusienne, le mandat de la Finul doit prendre fin en août.
L'attentat de dimanche qui a tué six casques bleus, trois Espagnols et trois Colombiens, est la première attaque meurtrière dirigée contre la Finul depuis que ses effectifs ont été renforcés l'an dernier, après la guerre de juillet et août entre le mouvement chiite libanais Hezbollah et l'armée israélienne. 


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Le mardi 16 octobre 2007

 

Dix Palestiniens vont être jugés pour tentative d'attaques contre la Finul

Agence France-Presse

Beyrouth

Le juge militaire libanais Jean Fahd a annoncé mardi avoir lancé des poursuites judiciaires contre dix Palestiniens pour avoir préparé des attaques contre les Casques bleus de l'ONU au Liban sud.

Six des dix Palestiniens ont été arrêtés et quatre sont en fuite, a précisé le juge Fahd à l'AFP, ajoutant qu'ils seront poursuivis pour «tentative de meurtre contre des membres de la Finul en posant des charges explosives qui n'ont pas explosé pour des raisons ne relevant pas de leur volonté».

«Les dix Palestiniens sont soupçonnés d'avoir formé un groupe armé pour perpétrer des opérations terroristes et de disposer d'armes et d'explosifs», a-t-il précisé.

Les personnes arrêtées «appartiennent à des groupes islamistes radicaux», a indiqué le juge en refusant de préciser les noms de ces mouvements.

Selon lui, «ils sont passibles des travaux forcés à perpétuité».

L'armée libanaise avait annoncé lundi le démantèlement d'un «réseau terroriste» composé de «non libanais» qui avait placé un engin explosif sur la route principale dans la région de Tyr. L'attaque visait une patrouille de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul), stationnée dans le sud du pays.

Deux attentats ont visé la Finul depuis juin 2007.

Le 24 juin, trois soldats espagnols et trois colombiens de la Finul ont été tués dans un attentat à la voiture piégée, au Liban sud, imputé à des extrémistes sunnites.

Le 16 juillet, une attaque a visé le bataillon tanzanien, sans faire de victime. Suite à cette attaque, le juge d'instruction militaire au Liban a engagé des poursuites contre six Palestiniens, dont trois en fuite, pour «avoir essayé de tuer des soldats de la Finul».

Sur la même affaire, les Forces de sécurité intérieure (FSI) libanaise avaient en août annoncé l'arrestation de deux Palestiniens soupçonnés d'appartenir à l'ex-groupe extrémiste sunnite Jound al-Cham, qui a fusionné récemment avec un autre groupuscule, Osbat al-Ansar.

Ces groupuscules sont implantés à Aïn Heloué, le plus grand des camps de réfugiés palestiniens du Liban, situé à Saïda (sud).

La Finul, créée en 1978 après l'invasion du Liban sud par les troupes israéliennes, a vu sa mission étendue par l'ONU après la guerre entre Israël et le Hezbollah en l'été 2006. Elle compte quelque 13.000 hommes.

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